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Articles avec #le prince

Peut-on encore être orléaniste ?

7 Juin 2015, 23:20pm

Publié par AF Provence

Peut-on encore être orléaniste ?

Publié sur Figarovox.

FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'État vient d'achever de classer trésor national les objets de la famille d'Orléans qu'il souhaitait préserver de la vente aux enchères du 29 septembre prochain. Frédéric Rouvillois se penche sur cette dispersion du patrimoine français. 


Frédéric Rouvillois est professeur de droit public et écrivain. Il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire des idées, notamment L'Invention du progrès, aux origines de la pensée totalitaire (CNRS Éditions, 2010), ainsi que des essais sur la politesse, le snobisme et les institutions, et plus récemment Une histoire des best-sellers (Flammarion, 2011). Son dernier livre Crime et utopie, une nouvelle enquête sur le nazisme, a été publié chez Flammarion.


Les enfants du comte de Paris vont se séparer d'une bonne partie de leur patrimoine: carnets de croquis de Louis XIV enfant, fragment du manteau de Saint Louis… les derniers objets de la maison de France seront vendus aux enchères chez Sotheby's le 29 septembre. Cette vente était-elle inéluctable?

Au premier abord, on peut effectivement être un petit peu choqué, interloqué par cette vente. Mais réflexion faite, je pense que cette réaction tient plus d'un réflexe bourgeois. Celui-ci consiste à estimer qu'il ne faut pas vendre le patrimoine, disperser ses souvenirs et abandonner ce qui nous a été légué. Et ceci notamment parce que dans la tradition bourgeoise, c'est ce patrimoine qui permet, au fond, à la famille de survivre et d'exister. Cette famille existe, en effet, par l'accumulation des biens qu'elle possède, des souvenirs qu'elle conserve.

Mais c'est un réflexe hors de propos dès lors qu'il s'agit d'une lignée royale. D'une famille qui a construit la nation et fabriqué l'état français au fil des siècles -ce n'est pas pour rien qu'on l'appelle la famille de France. Quand le prince Jean, qui sera le chef de cette maison à la mort de son père, se promène dans Paris, il parcourt en quelque sorte la galerie de ses ancêtres. Le Palais Bourbon est pour lui, non seulement un bâtiment public, mais aussi une maison qui fut construite pour l'un de ses grands-oncles. Lorsqu'il admire la Sainte Chapelle, il peut penser à l'un de ses aïeux qui l'a fait édifier. Notre-Dame de Paris lui rappelle cet ensemble de rois, ses ancêtres, qui y ont entendu la messe. Si cette famille ne possède pas matériellement ou juridiquement les «palais de la République» -qui sont en réalité d'anciens palais royaux- elle est réellement chez elle en France. Elle n'est pas une famille comme les autres et se trouve à cet égard dans une situation absolument singulière.

La priorité de la famille d'Orléans était de régler le conflit engendré par la succession du Comte de Paris. Le Comte de Paris a eu dix enfants, qui sont soumis au droit commun et doivent donc se partager le patrimoine. Comme ils n'ont pas pu s'entendre pour la répartition des biens, ils cherchent à régler la situation via une vente aux enchères. Et du même coup, en finir avec les brouilles familiales et les disputes un peu médiocres qui opposaient les princes les uns aux autres.

Un haut fonctionnaire a pourtant confié au Figaro: «Les héritiers se disqualifient. On ne peut pas dire depuis des siècles que l'on est au service de la France et vendre des biens historiques. En plus, dans une maison américaine»…

Cette famille qui a construit la France n'a pas besoin pour survire de posséder matériellement des objets. Le carnet de dessins de Louis XIV, qu'il échoue dans un musée américain ou entre les mains d'un industriel chinois, restera toujours lié à cette famille. Et à la France.À de nombreuses époques des souverains français ont dû se défaire de certains biens, parce qu'ils avaient des besoins pressants, ou qu'ils cherchaient à conserver ou à recouvrer leur pouvoir. Pendant la révolution française, le futur Louis-Philippe, en exil, fut obligé pour vivre de donner des cours particuliers de mathématiques à des familles bourgeoises, sans cela remette en cause son appartenance à une lignée qui a fait la France. Cette famille ne pourra jamais vendre son seul patrimoine essentiel, l'histoire; et aussi longtemps qu'elle subsistera, elle demeurera l'incarnation de la mémoire, de notre mémoire nationale. Quoi qu'il se passe, et quoiqu'elle fasse, cette famille sera toujours l'héritière de Saint Louis et d'Henri IV.

Quant à Stéphane Bern, qui fait pour la préservation et la diffusion de cette mémoire un travail admirable, il a probablement déclaré ceci sous le coup de la surprise et de la déception, ce que l'on peut évidemment comprendre. Mais au fond de lui-même, il sait parfaitement, comme le montrent d'ailleurs ses livres et ses émissions, que ce n'est pas parce qu'une famille qui a construit la nation française met en vente quelques tableaux, que cela remet en cause l'essentiel: sa nature, sa place et son rôle.

Il s'agit tout de même d'objets constitutifs de l'histoire française qui risquent de se retrouver dans des pays étrangers…

L'histoire des Français ne sera pas moins vivante si ces objets sont entre les mains d'un collectionneur français, américain ou chinois, que s'ils restent au fond d'une malle dans le grenier d'une propriété appartenant à la famille d'Orléans.

Le curé d'Ars disait: «un linceul n'a pas de poches». L'histoire non plus! Alors, bien sûr, il serait souhaitable que l'Etat préempte un certain nombre d'objets. Mais je me rappelle toujours ce que disaient les Goncourt des ventes aux enchères. Ces collectionneurs férus d'art avaient précisé par testament qu'ils ne voulaient surtout pas que les objets qu'ils avaient accumulés restent regroupés au fond d'un musée où ils prendraient la poussière. Ils formaient, au contraire, le vœu qu'ils soient dispersés aux enchères, afin de susciter à nouveau l'émerveillement devant leur beauté. On peut -pourquoi pas?- considérer la vente des biens des Orléans sous cet angle. Le fait que des souvenirs de la famille de France soient achetés à prix d'or par des collectionneurs des quatre coins du monde est aussi un moyen de faire vivre l'histoire et l'esprit français.

Dans Sire et Le roi au-delà de la mer, Jean Raspail imagine un jeune descendant des Capétiens, cousin de la famille d'Orléans et des Bourbons d'Espagne, qui agit dans ce 21e siècle pour reconquérir son royaume. Le rétablissement monarchique est-il de l'ordre de l'utopie de roman? Cette question se pose d'autant plus qu'à l'occasion de la venue du roi d'Espagne en France cette semaine, des députés ont protesté contre le fait que Philippe II prononce un discours à l'Assemblée nationale…

À toutes les époques, la France a accueilli des souverains ou des chefs d'État étrangers qui ont pris la parole devant les assemblées. Ces réactions me paraissent donc la marque d'une étroitesse d'esprit et d'un sectarisme un peu ridicule. Du même ordre, du reste, que celles que suscitent auprès de certains politiciens de même obédience le succès des Secrets d'histoire de Stéphane Bern…

Quant à la question proprement politique, seul l'avenir pourra nous dire si une restauration monarchique est possible en France. L'un des grands secrets de l'histoire, c'est qu'elle est pleine de surprises. Et pour ce qui est de sa pertinence, n'oublions pas que la Ve République a été fondée en 1958 par le Général de Gaulle, qui n'a jamais caché son attachement à la tradition monarchique et à la famille de France, et qui a toujours reconnu que le système politique qu'il venait de créer était une «monarchie républicaine». N'oublions pas, enfin, que nous vivons dans un monde où pratiquement tous les états sont des «monarchies», dans le sens où il y a toujours une personne qui dirige. Les pays ont compris le besoin d'avoir à leur tête une personne qui dispose du pouvoir et incarne une certaine légitimité.

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Lettre sur la légitimité, par Pierre de Meuse

1 Juin 2015, 06:26am

Publié par AF Provence

Le prince Louis de Bourbon était en visite en Bretagne samedi 30 et dimanche 31 mai. A cette occasion, il a fait au Télégramme différentes déclarations reproduites avant-hier samedi sur le site internet du quotidien breton. Ces déclarations ont fait l'objet d'une Lettre sur la légitimité, de Pierre de Meuse, parue peu après dans le forum des débats du Télégramme. Elle a également été publiée sur la page Facebook et sur le site de Lafautearousseau. Nous la mettons en ligne, sur le blog de l'AF-Provence, aujourd'hui, pour une plus large audience. Est-il utile de préciser que nous en partageons les termes et l'esprit ? AF-Provence

 

955344382.jpgLa monarchie légitime est malheureusement abolie depuis 185 ans. Dans l’ordre juridique actuel, n’importe qui a le droit de revendiquer la couronne de France. Toutefois, si on le fait au nom du droit dynastique et de  l’Histoire, il faut respecter les faits historiques. Or Louis Alphonse de Bourbon, que vous avez interrogé, a commis un certain nombre d’erreurs qui en disent long sur le bien-fondé de sa prétendance.

  D’abord, il nous parle des Bourbons, « famille française depuis plus de 1.000 ans. » Faut-il rappeler que les Bourbons commencent en 1256 en tant que branche de la famille royale, et ne deviennent héritiers de la couronne qu’à la mort d’Henri III, à la fin du XVI° siècle ? La famille royale millénaire est bien la dynastie capétienne, à travers ses divers rameaux. 

  Ensuite, s’il est vrai que le Prince Henri d’Orléans est le descendant direct de Louis-Philippe, ce n’est nullement de la Monarchie de Juillet qu’il tient sa légitimité, mais de l’épuisement de la branche aînée dans les mâles à la mort d’Henri V, Comte de Chambord. Contrairement à ce que dit Louis Alphonse, il n’y a plus d’orléanisme, ni de légitimisme, d’ailleurs, depuis que, le 3 août 1873 le premier Comte de Paris reconnut Henri V comme roi de jure et renonça à porter les insignes de 1830. A la mort du prétendant de Frohsdorf, il devint Philippe VII et non Louis-Philippe II comme le réclamait une partie de sa famille, qui le déshérita pour cela. Du reste, si le terme « orléanisme » signifie une option libérale et centraliste, par opposition au royalisme traditionnel, alors Louis de Bourbon peut considérer avec regret ses propres aïeules et aïeux les reines Marie-Christine et Isabelle, ainsi que les rois Alphonse XII et Alphonse XIII, dont la doctrine de gouvernement était identique à celle de Louis Philippe. 

  Enfin, Louis de Bourbon rappelle de manière surprenante pour expliquer sa vie à l’étranger les « mesures d’exil qui ont frappé les familles royales ». Certes, mais non la sienne, qui ne fut touchée ni par la loi de 1832, ni par la loi de 1848 ni par celle de 1886 qui ne proscrit que les Orléans et les Bonaparte. Et pour cause ! Les Bourbons isabelins dont Louis est l’héritier régnaient alors sur l’Espagne, et ne songeaient nullement à revendiquer la couronne de France. Et lorsque le grand père de Louis, après la mort de son père, le roi Alphonse XIII, se découvre appelé par une vocation irrépressible à la prétendance, il va tranquillement passer sans entraves d’un pays d’Europe à l’autre, tandis que les Orléans restent frappés par la loi d’exil jusqu’en 1950, revenant ensuite dans leur patrie pour toujours sans jamais cesser de se déclarer prêts à accomplir leur devoir historique.  Car renouer les liens déchirés du charisme monarchique diffère grandement de la simple transmission d’une couronne : il y faut une longue suite de sacrifices et d’efforts, bien plus que deux voyages par an, mais un amour exclusif de notre pays, une disposition de tous les instants, une solidarité obstinée à travers les siècles. La couronne de France n’est pas un lot de consolation pour des princes injustement traités par leurs cousins. 

 

Pierre de Meuse

 

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La Monarchie est-elle moderne ou traditionnelle?

27 Mai 2015, 18:38pm

Publié par AF Provence

La Monarchie est à la fois moderne et traditionnelle.

La Monarchie est-elle moderne ou traditionnelle?

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Le prince Jean a cinquante ans

27 Mai 2015, 09:34am

Publié par AF Provence

Le prince Jean de France, Duc de Vendôme a célébré son cinquantième anniversaire en présence de sa famille, sa mère la Duchesse de Montpensier, ses quatre frères et sœurs : la princesse Marie accompagnée de son époux le prince Gundakar de Liechtenstein et leurs filles aînées les princesses Leopoldine et Maria-Immaculata de Liechtenstein, le prince François, Comte de Clermont, la princesse Blanche et le prince Eudes, Duc d’Angoulême venu avec la princesse Marie-Liesse et leurs enfants, la princesse Thérèse et le prince Pierre. Le prince Jean avait placé  cette fête sous le signe de l’amitié et de la fidélité puisque les amis et les proches du Prince étaient également  conviés à participer à cette fête particulièrement joyeuse. 

 

Après la messe célébrée en l’église Saint Pierre de Dreux, les invités de la Duchesse de Vendôme sont conviés au Domaine Royal pour une réception dans le parc. A la sortie de la messe, les invités sont témoins d’un geste touchant de la part des « Monarchs de Dreux », l’équipe de football américain de la ville qui se s’est  déplacée pour faire une Haie d’Honneur au Duc et à la Duchesse de Vendôme à la porte de l’église sous les applaudissements des invités et des paroissiens ébahis.

Le prince Jean a cinquante ans

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Lors du cocktail le Duc d’Angoulême converse avec le prince Guillaume et la princesse Sibilla de Luxembourg, amis proches du Duc et de la Duchesse de Vendôme.

 

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Les enfants du Duc d’Angoulême, le prince Pierre et la princesse Thérèse d’Orléans conversent avec un cousin, Maurice de Rambuteau.

 

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Le prince Gaston et la princesse Antoinette sont ravis de souffler sur les bougies du gâteau d’anniversaire, un délicieux vacherin aux armes du prince Jean.

 

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Après avoir soufflé ses 50 bougies, le Duc de Vendôme, ici au côté de la princesse Philomena et des princesses Antoinette et Louise-Marguerite, découvre le cadeau de ses amis : un superbe fusil de chasse fabriqué sur mesure et gravé à ses armes. Le prince Jean, chasseur émérite, est ému et heureux par ce cadeau qui lui va droit au cœur.

 

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Venus de Bordeaux pour l’occasion, le Duc et la Duchesse d’Angoulême posent dans le parc de Dreux avec la princesse Thérèse âgée de 14 ans et le prince Pierre, filleul du Duc de Vendôme, qui va célébrer ses 12 ans le 6 août prochain.

 

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Le Duc et la Duchesse d’Angoulême et Stéphane Bern, qui revenait du Prix Eurovision spécialement pour féliciter le Duc de Vendôme, sourient lors du discours humoristique d’un prince Jean heureux et particulièrement en forme en cette journée anniversaire. Vers 18 h 30, les invités prennent congé des princes avec regret après avoir bu une dernière coupe de champagne en l’honneur du prince Jean. 

Stéphane BERN discute avec l'historien Philippe DELORME

Stéphane BERN discute avec l'historien Philippe DELORME

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Monseigneur le comte de Paris exprime son opposition à la loi du gouvernement sur la fin de vie

13 Mars 2015, 11:31am

Publié par AF Provence

 

 

Le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris, vient d’exprimer son opposition au projet de loi du gouvernement sur la fin de vie, via son compte Twitter officiel :

" Président d’Honneur de la Fondation Condé je vois l’isolement tragique de la vieillesse faute de famille. Il y a peu, familles et amis entouraient le grand père mourant. Mais on a supprimé la Famille ! Maintenant une Loi aveugle veut éliminer la souffrance ? Les vieux ? Les handicapés ou mal formés de naissance ? Cela me rappelle quelque chose. " Henri comte de Paris

Suivez Monseigneur le comte de Paris sur twitter et faites connaitre sa pensée autour de vous https://twitter.com/SARcomtedeParis

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La République française et les Monarchies d'Europe : combien ça coûte ?

14 Février 2015, 17:01pm

Publié par AF Provence

Depuis toujours (ou presque) j'entends l'argument qui se veut définitif et qui a largement imprégné les opinions publiques et les générations successives des XXe et XXIe siècles en France et dans la plupart des pays européens : « la Monarchie coûte cher », sous-entendant, par le même mouvement, que la République serait moins dispendieuse, si ce n'est frugale à suivre le modèle d'un Robespierre et de son régime austère (voire austéritaire...) ! Un argument qui, pourtant, ne tient pas vraiment au regard de notre histoire nationale et de l'actualité européenne, comme Stéphane Bern a eu de nombreuses occasions de le rappeler depuis les années 1980, et comme un récent article paru sur le site du quotidien Le Figaro (11 février 2015) le souligne à propos de la monarchie espagnole :

« Lors de son intronisation en juin dernier, il avait promis d'avoir une conduite « honnête et transparente ». Felipe VI d'Espagne a fait mardi un nouveau geste en ce sens en dévoilant un budget gelé et en diminuant son salaire de 20 %. Le souverain recevra cette année 234.204 euros. » Le budget global du fonctionnement de la Maison royale atteint la somme de 7,7 millions d'euros pour 2015, soit « seize centimes par habitant, le plus faible d'Europe », comme le résume Le Figaro !

 

 

Autre exemple : la monarchie britannique : selon Jérôme Szczepanski dans un article paru sur le site de l'Alliance Royale du Nord-Pas-de-Calais, « celle-ci a coûté à ses contribuables 49,5 millions d'euros en 2014. Cela représente environ un coût de 75 centimes par personne au Royaume-Uni. » Pas vraiment excessif si l'on considère que cela couvre les dépenses de représentation de l’État assurée par la reine et sa famille, véritables « incarnations » du Royaume-Uni et, au-delà de son présent, d'une histoire et d'un destin nationaux : rappelons-nous, par exemple, combien la souveraine anglaise a su incarner, plus que tout autre, le souvenir de la résistance au nazisme lors de la commémoration du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. Elle n'était, d'ailleurs, pas seulement l'ancienne ambulancière des années 1940, fille du roi George, et la reine en exercice : elle était aussi le roi son père lui-même, ce George VI qui permit à Churchill d'être ce Richelieu qui manqua tant à la République française du printemps 1940. Elle était ceux qui avaient été, et elle annonçait, par son principe même, ceux qui seront : Charles, William, George...

La République, qui n'a pas le même pouvoir d'incarnation, si ce n'est de façon (trop) éphémère et le plus souvent dans des moments de grand désarroi, et qui se veut « la » démocratie en oubliant qu'elle ne l'a ni créée, ni respectée durant les heures sombres des années 1792 et suivantes, n'est pas gratuite, bien sûr, mais, surtout, elle coûte beaucoup plus cher qu'une monarchie sans que l'on soit bien sûr d'y gagner, ni politiquement ni économiquement ni socialement. Les chiffres parlent mieux qu'une longue démonstration et il suffit de consulter le site de la Présidence de la République et de les compléter par les analyses serrées du député socialiste de l'Aisne René Dosière pour le constater par soi-même et sans être taxé de « partialité » monarchique (que j'assume néanmoins sans souci...).

Ainsi, le budget de l’Élysée et de son fonctionnement de « Maison » de la République s'élève-t-il à 100 millions d'euros pour 2015 (en baisse depuis 2012), soit environ 1,55 euros par habitant, presque 10 fois ce que coûte la monarchie espagnole en sa magistrature suprême, et le double de celle d'Outre-Manche. Mais les comptes de la République ne s'arrêtent pas là : il faut y rajouter le coût des anciens locataires de l'ancien palais de la marquise de Pompadour, soit environ 6,2 millions d'euros à la charge de l’État (2,5 millions pour M. Giscard d'Estaing ; 2,2 millions pour M. Sarkozy ; 1,5 million pour M. Chirac).

Est-ce tout ? Mais non, car il ne faudrait pas oublier le coût des campagnes électorales présidentielles qui, si l'on en croit l'ancien membre du Conseil constitutionnel Roland Dumas, ont parfois crevé les plafonds autorisés en 1995 et, à suivre les déboires de l'ancien candidat Nicolas Sarkozy l'an dernier, ont largement dépassé les sommes annoncées officiellement, ce qui a valu à son parti UMP un véritable Trafalgar financier... Si l'on suit les instructions officielles actuelles, un candidat ne peut dépasser pour ses frais de campagne la somme de... 16,851 millions pour le premier tour et 21,509 millions pour le second : sachant qu'il y a deux candidats pour le second et un peu plus pour le premier ; que, évidemment, tous n'ont pas les mêmes disponibilités financières mais que deux au moins peuvent les assumer ; que cet argent peut être en partie remboursé, et cela sur les caisses de l’État selon les résultats obtenus (pour les candidats ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés en 2012 au premier tour : 8 millions environ ; pour les candidats du second tour : près de 10,7 millions d'euros...)... Au bout du compte, ce n'est pas vraiment négligeable ! Et il n'est pas certain que les contribuables électeurs en aient pour leur argent !

Et cela recommence tous les 5 ans...

A vos calculettes !

 

Un homme qui savait compter... pour lui !

 

Au regard de tous ces chiffres, il me semble que, décidément, la Monarchie a quelques avantages sur la République, et qu'elle est, définitivement, beaucoup plus économique que le régime de Marianne : il serait bienheureux d'en tirer quelques conséquences, non seulement financières mais aussi politiques... 

(extrait du blog http://nouvelle-chouannerie.com/)

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Éditorial de L’AF 2900 : VŒUX POUR LA FRANCE

2 Janvier 2015, 18:53pm

Publié par AF Provence

 

http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/01/02/500021990.jpg

   En ce 1er janvier 2015, L’Action Française 2000 et le Centre Royaliste d’Action Française adressent leurs meilleurs vœux à Mgr le comte de Paris, duc de France, au prince Jean, le dauphin, au jeune prince Gaston, ainsi qu’à toute la famille de France.

 

 

 

 

http://www.la-couronne.org/medias/album/newscom-sipaphotosthree656152.jpg?fx=r_550_550

    Des vœux, qui vont également aux lecteurs du journal, dont l’augmentation régulière est le signe que nos analyses, frappées au coin du bon sens nationaliste, rencontrent de plus en plus l’adhésion de nos compatriotes, ainsi qu’aux militants et sympathisants de l’Action française, dont le succès croissant, notamment auprès de la jeunesse, est un gage d’espérance en ces jours sombres pour le pays.

    Car c’est principalement à nos compatriotes et à la France que nous souhaitons une bonne année 2015, le service de la France et des Français étant la justification première et ultime de l’existence d’une famille éminente, et, dans une mesure plus modeste, de l’engagement au sein de l’Action française.

    Oui, c’est bien pour la France et les Français, que seuls des esprits superficiels distinguent, que nous formons nos vœux les plus sincères et les plus ardents. Dans notre dernier éditorial de 2014, nous disions notre colère de l’état dans lequel nos gouvernants laissent la France à l’au be de défis toujours plus menaçants. Une colère légitime, compte tenu des immenses ressources d’un pays que mille ans de monarchie ont patiemment édifié et porté au plus haut avant qu’une révolution suicidaire — car c’est d’elle qu’il convient de faire débuter le suicide français — ne soit le prélude à son lent affaissement.

    Oui, il faut que nos rois aient réalisé, avec la France, une œuvre magnifique et vraiment solide pour qu’elle ait pu résister — mais dans quel état ! — à cinq républiques, dont les quatre premières se sont terminées dans la défaite ou la gabegie. Quant à la cinquième, elle semble destinée à parachever l’œuvre de mort de ses quatre devancières, en offrant librement chaque jour davantage à l’étranger, sans même l’excuse d’une défaite militaire, les rênes du pays.

 

LES RAISONS D'ESPÉRER
    Car nous voulons en ce 1er janvier 2015, la seule fois peut-être de l’année, laisser de côté la politique politicienne pour ne penser qu’à la France. Non que nous ne pensions à elle lorsque, à travers et malgré le pays légal, ce pire des pires évoqué par Maurras, qui dicte sa loi illégitime au pays réel, nous nous efforçons de montrer le cap et de trouver, en dépit de tout, des signes d’espérance, le plus souvent contraint, malheureusement, d’indiquer le moins pire... Nous ne pensons même qu’à elle. Mais aujourd’hui, détournant notre regard des médiocres ambitions personnelles, des trahisons quotidiennes d’une élite dénationalisée, des jeux stériles des partis politiques, nous voulons prendre le temps de dire pourquoi nous espérons encore dans la France, pourquoi notre colère se transforme en détermination à rendre à la France son destin millénaire, pourquoi nous refusons de voir son vrai visage dans celui, sans âme, d’une icône abstraite. Car s’il y a bien une chose, encore insuffisante, parce que négative — mais c’est une étape nécessaire — que nous réussissons, auprès des jeunes patriotes qui nous rejoignent, chaque année plus nombreux comme l’a révélé notre dernier camp d’été, c’est bien à éradiquer en eux la croyance en un régime d’i mposture, le respect d’une illusion mortifère. Leur confiance dans la France et son régime naturel s’en trouve épurée. Même si la vie ou le découragement l’éloigne du militantisme, le Français passé par l’Action française est définitivement perdu pour la république : il restera ainsi jusqu’à la fin de sa vie disponible pour la vérité politique.

    Car il n’entre aucune nostalgie dans notre détermination à ramener le Roi à Paris. Nous ne voulons aucun retour en arrière. Nous n’idéalisons pas un « ancien régime » qui n’a d’ailleurs jamais existé, tant la monarchie capétienne a su, à travers ses mille ans d’existence, accompagner, susciter même, les changements nécessaires. Et si notre fidélité envers la maison de France, incarnée aujourd’hui par Henri VII, est indéfectible, c’est que cette maison, à travers les vicissitudes des temps, a toujours su conjuguer ces trois composantes de la légitimité que sont l’histoire, le service rendu et l’amour des Français.


 

PRÉPARER LES CŒURS ET LES ESPRITS
    Certes, nous voudrions nos princes plus présents en ces temps incertains, mais nous savons qu’ils sont là et que notre rôle est de préparer les cœurs et les esprits d’une élite déterminée à rendre à la France son vrai visage. Car son vrai visage n’est pas cette médiocrité affichée à la face du monde par des politiques soumis qui ne croient plus en elle ; son vrai visage n’est pas cette démission constante de la république devant les empires quand la monarchie capétienne fut au contraire le refus constant de la loi des empires; son vrai visage n’est pas cette laïcité caricaturale, religion de substitution d’une société qui ne croit plus en elle, et dont le vide abyssal est un appel d’air aux communautarismes étrangers ; son vrai visage, ce ne sont pas ces jeux politiciens et nombrilistes, qui laissent les Français aussi méprisants pour leurs élites que seuls face à leurs problèmes.
 
    Nous nous refuserons toujours à parler de la France au passé simple. Nous nous refuserons toujours à lui faire un enterrement de première classe. Car la France, ce n’est pas seulement une histoire millénaire, une langue d’une fécondité sans pareille, une terre bénie des dieux et baptisée depuis Clovis. La France est un héritage toujours vivant, c’est-à-dire tourné vers l’avenir, une personne ou une déesse, comme l’on veut, mais que seul un poète — les poètes parlent la langue des dieux — a su définir, et définir comme « mère des arts, des armes et des lois ».

 

L'INCARNATION D'UN ÉTAT JUSTE ET FORT
    Comment ne voudrions-nous pas pour elle le meilleur ? Le meilleur c’est-à-dire une famille penchée génération après génération sur son avenir, la protégeant avec la seule avarice qui ne soit pas un péché : le souci constant de lui épargner le pire, c’est-à-dire l’impôt du sang, quand la république fut si prodigue de celui d’enfants qui n’étaient pas les siens, mais ceux du pays réel. Oui, nous voulons pour les Français cette figure tutélaire du roi, incarnation d’un Etat juste et fort, d’autant plus fort qu’il sait remettre à sa place l’Or et laisse ses « sujets », c’est-à-dire des citoyens agissants et responsables, s’administrer eux-mêmes dans la limite du bien commun de la cité. Le roi est l’incarnation d’une institution dont la pérennité  se confond avec celle du pays et qui libère, de ce fait, de la nécessité même de l’homme providentiel, cet homme que la république, paniquée, cherche à intervalles régulier pour compenser les conséquences de ses vices congénitaux — faiblesse, anarchie, soumissio n à l’Or, pauvreté, guerre civile, invasion, grand remplacement...
 
    Nos vœux pour la France seront donc des vœux de labeur : amener les Français vers leur avenir en les amenant au Roi.


François Marcilhac - L’AF 2900

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Le nouveau site internet du comte de Paris est en ligne

28 Septembre 2014, 19:52pm

Publié par AF Provence


Le nouveau site internet du chef de la Maison royale de France vient d'être inauguré lors du déjeuner de rentrée de l'IMRF par Monseigneur le comte de Paris.

 

http://www.la-couronne.org/medias/images/imrf-1.jpg

 

 

 

Vous pouvez dès à présent découvrir le nouveau site internet du prince à cette nouvelle adresse:

http://leblogducomtedeparis.fr/

Ce nouveau site sera pour le prince un outil privilégié entre lui et les Français. Aussi, nous invitons tous nos lecteurs, et bien évidemment tous les fidèles du Prince, à diffuser le plus largement possible la nouvelle adresse du site internet.

À vos claviers et bonne lectures à tous.

 

 

Article extrait du site http://www.la-couronne.org/

 

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" France, mère des arts, des armes et des lois "...

11 Août 2014, 06:57am

Publié par AF Provence

ÉDITORIAL de L’AF 2891 :

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTwiQor828ie_BO1oY2i2bFLCSnjIAkf5p2uPSAftgQWB-xOogiyzgvNB0Dans un entretien récent [1], le comte de Paris rappelle ses trois fondamentaux : « Bien connaître les Français a toujours été mon souci majeur. C’est même l’histoire “d’une grande amour” qui ne tient compte d’aucun obstacle ni d’aucun clivage » ; puis « connaître nos racines et notre histoire [...] pour prévoir l’évolution probable du monde dans lequel nous vivons » ; enfin , « la base de tout », l’enseignement notamment « de notre langue, de notre éthique », comme « exigence de civilisation ».


 

Henri VII (Photo : La Couronne)

 

Comment ne pas être frappé de l’abîme entre la hauteur de vue du Prince et la médiocrité d’un personnel politique qui tente de dissimuler son renoncement à assurer le bien public en ânonnant à intervalles réguliers, face aux périls qui les menaceraient, les fameuses « valeurs républicaines au fondement de notre pacte social » : une liberté de plus en plus fantomatique dont législateurs et juges ne cessent de s’occuper activement, une égalité mortifère à l’ombre de laquelle prospère la loi impitoyable de l’argent, une fraternité qui se résout dans un communautarisme de division et de haine.

Car tel est le legs d’une république qui emporte dans la déliquescence de sa propre idéologie le pays lui-même. Le peuple français meurt d’une imposture qui lui a imposé de se renier lui-même tout en le réduisant à une fausse trinité que l’Europe institutionnelle, en s’identifiant avec la démocratie universelle, voudrait accomplir en anéantissant les peuples historiques. Aussi notre seule France ne saurait-elle être celle dont la devise est inscrite sur les portes de nos prisons. C’est au contraire la « France, mère des arts, des armes et des lois » [2] qui, à l’instar de l’Attique, « au bel instant où elle n’a été qu’elle-même [...] fut le genre humain » [3].

François Marcilhac - L’AF 2891

 


- [1] Politique Magazine n° 131, juillet-août 2014, propos recueillis par Nicolas Pénac
- [2] Joachim du Bellay - France, mère des arts, des armes et des lois, Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle : Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle, Je remplis de ton nom les antres et les bois.

Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois, Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ? France, France, réponds à ma triste querelle. Mais nul, sinon Écho, ne répond à ma voix.

Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine, Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau.

Las, tes autres agneaux n’ont faute de pâture, Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure : Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau.
- [3] Charles Maurras - Anthinéa

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Naissance de la princesse Louise-Marguerite de France

3 Août 2014, 23:32pm

Publié par AF Provence

« Louise-Marguerite est née hier soir. La princesse Philomena va bien et nous sommes très heureux. » Jean de France, Duc de Vendôme, le 31 juillet 2014

La princesse Louise-Marguerite, Eléonore, Marie est née ce 30 juillet 2014 à Poissy, rue Blanche de Castille, quelques 800 ans après son ancêtre, Saint-Louis.

Les petits princes Gaston et Antoinette sont très impatients de pouvoir inclure leur petite soeur dans leurs jeux.

Nous souhaitons la bienvenue à notre nouvelle petite Princesse de France.

LA PREMIÈRE PHOTO :

Le prince Gaston, les princesses Antoinette et Louise-Marguerite de France

Avec cette troisième naissance au foyer du duc et de la duchesse de Vendôme, c’est la famille de France qui s’agrandit et c’est une grande joie pour nous tous, bien sûr, mais aussi pour tous les Français car la famille royale de France représente la stabilité et la pérennité de la Nation, qu’elle incarne. Avec la Famille de France, c’est tout le peuple français, dans son ensemble, qui replonge au coeur de ses racines, dans lesquelles il peut trouver la force de poursuivre l’aventure et d’affronter les périls qui l’assaillent.

 

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