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Articles avec #le combat social

De quoi le TAFTA est-il le nom?

2 Avril 2015, 00:21am

Publié par AF Provence

Le prochain café d’actualités d'Aix-en-Provence se tiendra le mardi 7 avril au café «Le Festival», 1 cours Mirabeau, sur le thème suivant, traité par Antoine de Crémiers, conférencier, directeur éditorial de la Nouvelle revue universelle, animateur du Café d'actualités d'Aix:

DE QUOI TAFTA EST-IL LE NOM ?

 

Le très opaque et secret Transatlantic Free Trade Agreement (TAFTA) est la plus grande négociation commerciale bilatérale de l'histoire, et s'inscrit dans une stratégie américaine qui entend entraîner l'Europe dans un bloc soustrait à l'influence de la Russie et de la Chine.

Présenté comme un magnifique relais de croissance, ce traité, véritable « OTAN » économique mérite qu'on en scrute les éléments essentiels qui apparaissent comme autant d'écueils et de catastrophes futures.

18:45 : accueil.

19 h : début de la séance.

20:30 : fin de la réunion.

Renseignements : 06.16.69.74.85.

Entrée libre. Participation sous la forme d'une consommation.

Merci de commander et de régler vos consommations à la caisse en arrivant.

De quoi le TAFTA est-il le nom?

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La République contre les travailleurs

9 Mars 2015, 19:08pm

Publié par AF Provence

 (article paru dans L’Action Française 2000, 5 mars 2015)

Le 2 mars 1791, l’Assemblée constituante abolissait les corporations, à travers le décret d’Allarde. Le 14 juin suivant, la loi Le Chapelier interdisait la reformation de toute coalition professionnelle. Ainsi s’ouvrit l’ère “Le Chapelier”, dans laquelle toute représentation professionnelle fut bannie, jusqu’à son abolition en 1884. Il s’agit d’une page méconnue et pourtant centrale de l’histoire de la Révolution, dont les héritiers répètent ad nauseam qu’elle fut faite au nom du peuple, n’a pas hésité à priver le monde du travail de structures séculaires qui organisaient sa défense tout en garantissant un contrôle de la production en termes de qualité.

 

Ce triste anniversaire est une excellente occasion pour rappeler que Révolution, République et libéralisme sont un. Depuis le XIIIe siècle, l’artisanat et une partie de l’industrie se déployaient pour une large part dans le cadre corporatif. Une corporation réunissait l’ensemble des artisans d’un même métier de la même ville, selon une organisation hiérarchisée : maîtres, compagnons et apprentis. Ces métiers bénéficiaient d’un statut, accordé par le roi ou une municipalité, leur donnant une personnalité juridique, définissant leurs privilèges et leurs devoirs. Le respect de la règle du métier, la défense de celui-ci – face aux autorités et à la concurrence – et la formation des apprentis étaient la responsabilité des maîtres. La principale fonction de la corporation était de soumette ses membres à une stricte discipline professionnelle collective dans le but de fabriquer un produit de qualité au prix juste. Au XVIIIe siècle, les corporations mènent un combat désespéré contre la montée du capitalisme marchand. En effet, le grand combat des libéraux, tels Vincent de Gournay ou Turgot, a été, tout ce siècle durant, de détruire les corporations, au nom de la sacrosainte “liberté du travail”.

L’avènement du libéralisme

La Révolution, avènement du libéralisme, ne pouvait manquer de jeter à bas ces obstacles au libre marché, en privant au passage les travailleurs de structures pour se défendre. À travers le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier, se lit une volonté des nouveaux maîtres de la France d’empêcher les travailleurs de défendre leurs intérêts. L’État républicain naissant voit en effet dans les corporations un dangereux contre-pouvoir. Entre la défense de la liberté du travail et celle des salariés, la Révolution bourgeoise avait fait son choix. La République ne reconnaissant que les individus et l’État, sans intermédiaire, la liberté d’association, d’ailleurs absente de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, constituait une atteinte à la liberté individuelle. Ainsi, l’idéal du marché unifié autorégulateur, fondé sur l’offre et la demande et la libre concurrence entre producteurs, ne souffre aucun corps intermédiaire : il implique, au contraire, la liberté du marché, passant par l’universalisation des droits, l’uniformisation et la liquéfaction des sociétés. Il fallut donc supprimer toutes les barrières, d’où une lutte contre les privilèges, y compris ceux qui protégeaient certaines catégories populaires. Dans le même temps, le libre contrat devait devenir la base des rapports sociaux. La relation professionnelle devint un simple face à face sans arbitre, supposément égalitaire, entre le salarié et l’employeur. L’ouvrier devint suspect pour l’ordre public, comme l’illustra la mise en place du livret ouvrier, sous l’Empire (1803).

Catholicisme social

En réaction au régime “Le Chapelier”, dès le début du XIXe siècle, les milieux royalistes et catholiques proposèrent une alternative face à la paupérisation croissante des classes laborieuses. Ainsi naquit le catholicisme social, dans l’urgence de l’industrialisation galopante et de ses terribles conséquences sociales. Il déboucha sur une critique globale des structures sociales et économiques, des institutions et des mœurs du monde issu de 1789, dans un sens traditionnel, chrétien et corporatiste. Du fondateur de l’école sociale légitimiste, le vicomte Alban de Villeneuve-Bargemon, auteur d’une Économie politique chrétienne (1834), à Albert de Mun, en passant par René de la Tour du Pin ou encore Armand de Melun, Mgr Freppel, les milieux royalistes témoignèrent d’une sincère et constante volonté de protéger les travailleurs face au Capital libre. Cette lutte politique contre le libéralisme passa par la défense du dimanche chômé, la protection des femmes et l’interdiction du travail des enfants, la prévention contre les accidents du travail ou les aléas de la vie. Ce sont enfin ces catholiques sociaux qui furent les porteurs du principe corporatif à travers, entre autres mesures, la promotion du principe des retraites ouvrières et paysannes payées à partir de caisses corporatives autonomes. Nombre de leurs propositions essuyèrent le refus catégorique des républicains de gauche comme de droite, ou furent repoussées à l’après 1918.

Proposer une alternative

Aujourd’hui, la question corporative semble être passée au second plan ; cependant, la violence prédatrice du libéralisme n’a jamais été aussi visible. Alors que la non-civilisation libérale subit une nouvelle crise dont elle est coutumière, c’est à nous, nationalistes intégraux, qu’il convient de proposer une civilisation alternative, dont le socle reconnaîtrait la dimension organique de la société française : « Associons sans exception depuis les plus simples manœuvres, les suprêmes grands chefs, leurs collaborateurs de tous rangs, et, dans la vérité de la vie nationale, assurons-nous les occasions et les moyens de débattre l’ensemble et le détail de nos intérêts ! Cet organisme latéral doit devenir, soit aisément, soit difficilement, mais très sûrement, fraternel. Pourquoi pas ? L’Union du Syndicat est étroite et directe, elle le restera. Il peut y avoir une autre union large et durable aussi, comparable à ces unions territoriales qui rassemblent pauvres et riches, dirigeants et dirigés, dans le corps et le cœur d’une même patrie. Ce sera la Corporation. » (Charles Maurras, Mes Idées politiques, 1937)

Charles Horace

Action Française 2000

La République contre les travailleurs

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La réalité du pays réel

9 Février 2015, 11:56am

Publié par AF Provence

Le tintamarre de "l'esprit du 11 janvier"qui a suivi les attentats djihadistes de Paris et le baratin de l'union autour des "valeurs républicaines" ont volé en éclats avec l'élection législative du Doubs. Elle vient de rappeler que la France est profondément divisée, de plus en plus divisée. Elle est divisée par le système républicain qui est basé par les luttes de partis et qui favorise libéralisme et mondialisme.

Le FN a frolé la victoire dans une circonscription populaire et ouvrière. Sa candidate a, comme elle l'a dit, "fait carton plein dans les communes rurales". Preuve supplémentaire qu'il existe une division entre deux France qui se séparent de plus en plus géographiquement, sociologiquement, économiquement et culturellement:

- la France des métropoles

- la France des périphéries.

Cette ségrégation, qui n'est pas celle dont parle Manuel Valls, a été observée par des sociologues et géographes que la caste politico-médiatique n'a pas voulu écouter. Voir sur ce blog l'article paru en mai 2014: http://www.af-provence.com/article-qui-restaurera-la-politique-123777319.html

Pourtant, on comprendrait ce qu'est le pays réel actuel. Il n'est plus celui du temps de Charles Maurras. Mais un vrai maurrassien doit, par l'empirisme organisateur, étudier les réalités. Connaître la réalité du pays réel permet de mieux conduire l'action politique.

L'analyse des deux France d'aujourd'hui a été bien résumée par André DORANT dans le numéro 121 (janvier-février 2015) de "National 13", magazine frontiste dont la quaiité s'est bien améliorée ces derniers mois.

 

La réalité du pays réel

"Le géographe Christophe Guilluy a récemment publié un ouvrage dont le retentissement  a été considérable : « La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires ».

Ce livre est une étude scientifique appuyée sur des cartes présentant les évolutions sociologiques et politiques de  la France d’aujourd’hui.

Ce travail brillant explique pourquoi l’opposition au système politique français est si importante parmi les plus modestes des Français.

Selon lui, il existe deux France.

La première est la France des métropoles. Cette France a une forte population de cadres et d‘immigrés. Elle produit les 2/3 du PIB français et possède les bassins d’emplois les plus dynamiques. Elle bénéficie de l’ouverture des frontières, de la mobilité des capitaux et des hommes. Elle est au centre de la mondialisation.

La seconde est la France périphérique, celle des villes petites et moyennes ainsi que des zones rurales. Cette France représente 60% de la population française ; pourtant elle est mise à l’écart et frappée par la précarité sociale.

La cause de cette évolution de deux France qui s’opposent est la mondialisation avec ses effets communautaristes et inégalitaires.

En effet, de plus en plus, l’activité se concentre sur les métropoles. Le marché de l’emploi ne s’adresse plus qu’aux plus qualifiés et aux moins qualifiés. La classe moyenne est sacrifiée.

Le système qui en découle est donc mondialisé, libéral, inégalitaire et communautariste. Il s’oppose au vieux modèle républicain français.

Les élites acquises à la mondialisation n’ont longtemps été préoccupées que par les banlieues et leurs populations d’origine immigrée. Il leur semblait que les risques d’explosion sociale ne pouvaient venir que de là. Mais elles ont oublié la majorité de la population française qui supporte de plus en plus mal la mondialisation. Les jeunes, les actifs et les retraités issus des catégories sociales modestes en perçoivent les effets négatifs. Le mécontentement de cette France périphérique prend des aspects très divers mais toujours en nette opposition avec les positions des élites.

Vote Non au référendum de 2005, résisistance aux plans sociaux, action des Bonnets rouges de Bretagne et surtout vote Front National en forte croissance témoignent de ce mécontentement. Le vote FN connaît une importante progression justement dans les zones périphériques et traduit une vive inquiétude face aux menaces sur l’identité.

Guilluy considère que le PS et l’UMP partagent globalement le même modèle économique et social. Ils sont les partis de ceux qui sont bénéficiaires de la mondialisation ou qui en sont (ou s’en croient) protégés. Au contraire, le FN est le parti des actifs, des jeunes et des catgégories populaires qui se sentent menacés par la mondialisation.

Un livre intelligent et très argumenté que doivent lire tous ceux qui veulent comprendre les évolutions politiques et sociales en cours et à venir."

André DORANT

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LE PREMIER MORT

6 Novembre 2014, 14:57pm

Publié par AF Provence

Éditorial de L’AF 2896

http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/02/01/500021990.4.jpgC’est tombé sur un militant écologiste ; ç’aurait pu tout aussi bien être, il y a quelques mois, un manifestant du Printemps français ou de la Manif pour tous. Certes, on nous dira que les seconds ont été exemplaires alors que les écolos, trop souvent, attirent à eux une faune interlope qui, comme à Notre-Dame-des-Landes, cherche moins à promouvoir une contre-société qu’à casser pour le plaisir de casser. C’est vrai, mais lorsqu’on se rappelle la brutalité et le mépris des libertés publiques avec lesquelles Valls et, dans une moindre mesure le 5 octobre dernier, Cazeneuve, son clone à tête de croque-mort, ont réprimé des manifestations pacifiques, voire bon enfant en plein Paris, il fallait bien se douter que le curseur, comme on dit aujourd’hui, était monté d’un cran. N’ayant plus d’enfant dans des poussettes ou de mère de famille à gazer, de vieillard à tabasser et faute de pouvoir se faire la grenade offensive sur les trafiquants de drogue et les petites frappes des « quartiers » auxquels il n’est pas question de toucher — laisser s’étendre le cancer de l’économie parallèle permet d’acheter la paix sociale —, il fallait bien occuper nos forces de l’ordre, même s’il n’y avait qu’un terrain vague à défendre.

L’Action française ne se fait aucune illusion : si un militant royaliste, un « Manif pour tous » ou un « Printemps français » était tombé de la même façon, ses parents n’auraient pas eu droit à la compassion du président de la république, sa mémoire aurait été salie par la gauche, les écolos et la droite bien-pensante et, à la demande du pouvoir, les media, en boucle, auraient justifié sa mort. Tout cela, nous le savons. Mais justement, nous ne voulons pas leur ressembler. C’est pourquoi nous nous inclinons devant la mémoire de Rémi Fraisse, un jeune Français.

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ9qMNJDHNkAFh91eVcRCAKSeglgil2E8cLIPSRZ5-U7LprwqvCLEPN-CI

FRANÇOIS HOLLANDE, LE BOULET DE MANUEL VALLS ?

A l’heure où ces lignes paraîtront, le président de la République se sera exprimé devant les Français pour son mi-mandat. Parions que, comme lors de ses précédents entretiens télévisés, il parlera pour ne rien dire, justifiant à longueur de questions complaisantes son échec en matière économique et sociale. Peut-être fera-t-il une annonce politicienne — des observateurs s’excitent déjà à la pensée qu’il instaurerait la proportionnelle pour les législatives —, mais comme toujours, elle fera flop, car Hollande est l’homme des demi-mesures et des compromis bâtards. Selon un sondage Odoxa pour RTL, publié lundi 3 novembre, 97 % des Français estiment qu’il a d’ores et déjà échoué et lui préfèrent son premier ministre dans une mise en concurrence surréaliste — on parle de « cohabitation » comme si Valls était l’opposant de Hollande !, 71% de nos compatriotes déclarant « faire plus confiance » au premier qu’au second. Un chiffre qui peut paraître contradictoire avec les petits 30% de popularité du premier ministre dans un sondage TNS Sofres pour Le Figaro, paru le 30 octobre. Il n’en est rien. La question n’est pas la même. Entre deux hommes, et subséquemment deux lectures de la Constitution, et compte tenu du caractère falot du chef de l’Etat, c’est le chef du gouvernement que privilégient les Français, faute de mieux. L’action de Valls peut paraître auprès des plus naïfs comme entravée par l’inaction du chef de l’Etat. François Hollande, le boulet de Manuel Valls ? On peut toujours faire semblant d’y croire.


"TINA"

Car Valls doit jouer avec sa majorité et un centre qui ne s’est jamais vendu qu’au plus offrant. Surtout, libre d’agir comme il l’entendrait, son masque d’homme efficace tomberait très vite, car que ferait-il de plus qu’Hollande ? Et qu’est-ce qu’Hollande l’empêche de faire? Les électeurs de l’UMP qui voient en lui un homme de centre droit ne se trompent peut-être pas. En revanche, ils se trompent sur la révolution qui consisterait pour le pays à adopter la politique qui irait avec l’emballage. Valls, mais également Juppé, Sarkozy ou Fillon ne feraient qu’à la marge « une autre politique », pour reprendre un slogan qui fleure bon ses années 1970. « TINA » [1] : Margaret Thatcher avait raison, il n’y a pas d’autre politique possible, toutefois, en ce qui concerne la France de 2014, tant que nous gardons l’euro, tant que nous restons au sein de l’Union européenne, tant que nous accroissons notre allégeance à l’égard des Etats-Unis en signant « rapidement », comme le souhaitent non seulement Hollande, mais Valls et toute la classe politique, le traité transatlantique. Oui, il n’y a alors pas d’autre politique possible que celle du chômage, de la déflation, de la récession, celle dont la pauvreté et l’insécurité, l’immigration et le communautarisme sont les fruits les plus désastreux. Oui, il n’y a alors pas d’autre choix que celui du renoncement et du déclin. Or si cette politique est évidemment celle de Hollande, elle serait également celle d’une Valls libéré de son actuel boulet élyséen et serait celle de tous ceux qui, à droite comme à gauche, lorgnent du côté de l’Elysée pour 2017, voire, déjà 2022... Comme si la France pouvait attendre jusque-là ! Entre Hollande et son premier ministre, mais également les prétendants de la droite parlementaire, il n’y a qu’un jeu de chaises musicales. Au fur et à mesure que passeront les mois, les candidats se déclareront toujours plus nombreux avant que la campagne, petit à petit, n’élimine les moins crédibles et qu’il n’en reste plus que deux, pour un seul siège. Comme d’ordinaire, les programmes concoctés par les états-majors n’engageront que ceux qui y croiront.

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LA FRANCE "PÉRIPHÉRIQUE" ? LA VRAIE FRANCE

A moins que... Étudiant cette France périphérique, composée des Français de souche et des immigrés anciens, qu’ostracise la France métropolitaine des centres-villes (les bourgeois dénationalisés) et des « quartiers » (les immigrés récents, à la fois agents et victimes du mondialisme), Christophe Guilluy [2] note que « la montée de l’abstention ou du vote FN [est] la preuve d’une émancipation par le bas d’une part majoritaire de la population. Ces “affranchis” sont en train de remettre en cause l’essentiel de la doxa des classes dirigeantes qui n’ont toujours pas pris la mesure du gouffre idéologique et culturel qui les sépare désormais des classes les plus modestes. Ces dernières, qui n’acceptent plus aucune forme de tutorat ni politique ni intellectuel, développent le propre diagnostic de la société : le “populisme” selon la terminologie des élites. »

Ce “populisme” n’est que l’expression de la colère du pays réel, qui doit prendre une forme politique pour se métamorphoser en une prise de conscience claire des enjeux à venir. L’abstention doit déboucher sur l’engagement ; quant au vote FN, même s’il n’est plus seulement de protestation et est devenu d’adhésion, il risque de susciter bien des déceptions en l’absence d’une ligne précise, pleinement conforme à l’intérêt national et à celui de la société, à l’heure où la banalisation du parti comme force politique crédible débouche trop souvent sur une normalisation politicienne qui hypothèque le bouleversement politique dont la France a besoin. C’est que le régime des partis est en lui-même nuisible. L’avenir du pays ne passera pas par une simple alternance politicienne, mais par un changement radical de paradigme politique.


François Marcilhac - L’AF 2896

 

[1] « There is no alternative ».

[2] Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion p. 89.

AF 2896

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Marcher contre le capitalisme

19 Mai 2014, 00:28am

Publié par AF Provence

Après avoir dialogué de façon calamiteuse quasiment d'égal à égal avec la fameuse Leonarda, le Président Hollande veut éviter de discuter avec Jérôme Kerviel. L'ancien trader de la Société Générale, condamné par la justice française pour avoir fait perdre 5 milliards d'euros à son employeur, se présente comme un simple pion dans le jeu de la finance internationale.

Après une longue marche en Italie depuis Rome où il a vu le pape François, Kerviel est arrivé à la frontière française dans un grand battage médiatique. Mgr Di Falco, évêque de Gap, qui préside son comité de soutien, sait utiliser la presse (voir comment il a organisé le succès des Prêtres chanteurs) mais il est aussi dans la ligne du pape qui a renouvelé la condamnation catholique traditionnelle contre les excès du capitalisme.

Mais cette condamnation ne peut être complète sans la lutte contre la République qui a permis la domination de la Finance.

Il est bon de soutenir la marche de Kerviel mais il est encore mieux de marcher contre le capitalisme, contre la république, pour la France et pour le ROI grâce auquel les pouvoirs des financiers seront limités.

Charles MAURRAS l'écrivait en 1915:

"Qui dit démocratie dit ploutocratie. Il n'y a que le sang (ou l'hérédité) qui soit à même de lutter contre l'influence de l'or. L'or fait l'opinion. L'or fait l'élection. L'or construit tout gouvernement qui repose sur le frêle et capricieux édifice des volontés du pays."

Et, dans "L'enquête sur la monarchie":

"Contre l'or sans aveu, contre l'agitation ruineuse et le verbiage infécond, la royauté nationale reprend la sévère figure de gendarme et de justicier qui lui composa son visage le plus populaire".

  Bernanos capitalisme

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Bonnets rouges contre bonnets blancs

27 Octobre 2013, 00:00am

Publié par AF Provence

Les importants affrontements qui ont eu lieu en Bretagne ne doivent pas laisser indifférent.

drapeau breton

Cette révolte est d'abord dirigée contre les portiques qui vont permettre de surveiller les déplacements des transporteurs. Ce flicage a pour but de faire payer un nouvel impôt: l'écotaxe.

Donc, un mouvement d'humeur anti-fiscal, symbolisé par ce port d'un bonnet rouge par les manifestants? Les Bonnets Rouges étaient les Bretons qui s'étaient révoltés contre Louis XIV en 1675.

Pas seulement.


Tous les Français savent bien qu'il leur faudra verser plus à l'Etat tant qu'il sera en déficit. Mais une taxe qui va être payée par les conducteurs de poids-lourds et qui va provoquer une hausse des produits alimentaire, ils n'en est pas question.


La colère bretonne s'est alimentée de l'impression que les technocrates parisiens n'ont que dédain pour les réalités régionales. Dans cette partie de la France, l'agro-alimentaire a un rôle économique important. Mais ce n'est pas une activité "noble" à l'époque de l'informatique. Et si l'Ouest est vraiment excentré par rapport aux voies du commerce mondialisé, on daigne faire l'aumône d'une légère réduction de tarif.


Cette fameuse écotaxe est destinée à lutter contre la pollution des véhicules de transport. Elle est le résultat du Grenelle de l'Environnement organisé par Borloo et Sarkozy quant celui-ci était président de la république. Mais l'actuelle majorité socialo-écolo a confirmé son entrée en vigueur, montrant que les dirigeants d'aujourd'hui sont autant que la précédente dans le même esprit politique.


Les actuels Bonnets Rouges ont comme ennemis aussi bien lesbonnets blancs PS que les blancs bonnets UMP.


Contre la fausse querelle droite-gauche, les Français ont besoin d'un régime politique à visage humain, d'un régime qui connaisse les réalités locales sans le filtre des technocrates ou des notables clientélistes, d'un régime qui permette à toutes les virtualités économiques de notre France de s'épanouir,


il nous faut un ROI.


portique

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Les ouvriers et l'aristocratie du travail

19 Février 2013, 23:01pm

Publié par AF Provence

MAURRAS : L'aristocratie du travail, une véritable élite


Les meilleurs des « ouvriers d'état » appartiennent « à la véritable élite de la nation », nous dit Maurras, selon lequel chacun d'entre eux « est beaucoup plus qu'un individu et plus même qu'une personne ».

L'ARISTOCRATIE du travail : tel est le titre d'un article de Chartes Maurras paru dans Le Soleil du 21 septembre 1900. L'auteur y met en avant la qualité de l'ouvrier, qu'il appelle, à la suite de Frédéric Amouretti, « ouvrier d'état », par opposition au manœuvre.

 

(c'est ainsi que débute l'article écrit par Louis de Galice dans "l'Action Française 2000" du 7 février 2013. Ses articles mettent toujours en relation l'actualité avec les textes de Charles MAURRAS)

 

Le fruit d'un long apprentissage

Il s’explique : « L'ouvrier d'état travaille dans un atelier. [...] Serrurier, menuisier, mécanicien-constructeur, typographe, l'ouvrier d'état a fait un long apprentissage. Il est instruit d'une profession particulière. [...] C'est beaucoup plus qu'un individu et plus même qu'une personne. [...] Les meilleurs de ce groupe des ouvriers d'état appartiennent donc à la véritable élite de la nation. Ils forment les éléments d'un patriciat. [...] Leur rôle est vraiment capital et, par l'importance croissante du machinisme non seulement dans l'industrie la plus technique, mais aussi dans la vie générale, ce rôle ne cesse de s'accroître. [...] L'intérêt bien entendu de nos ouvriers d'état [...] se trouve donc du côté de la royauté. Et que peuvent-ils donc attendre de ta démocratie ? C'est leur ennemi nécessaire. Elle est le règne du nombre ; ils sont la qualité puisqu'ils sont beaucoup plus que de simples éléments numériques. Ils sont de vivantes fonctions. [...] L'aristocratie du travail, comme toutes les aristocraties nouvelles, qui cherchent, forment et conspirent à se donner des points d'appui, sera sans doute, un jour, la plus vivace et la plus agile ouvrière du rétablissement de la monarchie. »

Ce texte, fort peu connu, qu'hélas, nous avons dû abréger, m'a paru prémonitoire mais surtout s'adapter remarquablement à notre époque. En effet on ne nous parle qu'emplois, que force du travail. On amalgame tous les hommes actifs dans une même catégorie, sans distinctions, que l'on place face au capital. Notre discours politique actuel a éliminé l'homme au profit du groupe qui soutient l'idéologie que l'on veut dominante. On met sur le même plan le migrant qui cherche un emploi pour survivre et celui qui a un métier qu'il aime et qu'il défend. travailleurs-jouets

On a trop souvent tendance à mélanger les notions de noblesse et d'aristocratie. La noblesse est une classe dont les membres ont acquis leurs titres par les services qu'ils ont rendus au pays et au roi. Ils ont plus de devoirs que de droits, noblesse oblige. L'aristocratie regroupe les meilleurs. Ainsi, bien qu'on ne le fasse que très peu, on peut parler d'aristocratie intellectuelle, militaire, artistique, etc. Il y a donc une aristocratie du travail, comme nous le dit Maurras, qui est constituée par tous ceux qui, dans leur métier, sont devenus les meilleurs, ceux qui ont un savoir-faire particulier. Les techniques modernes n'ont pas fait disparaître cette aristocratie. Au contraire, elle ont créé de nouveaux champs d'action dans lesquels les "meilleurs" peuvent exercer leurs talents.

 

Folie égalisatrice

Le drame actuel est que dans la folie égalisatrice que nous a léguée la Révolution, on ne veut même plus reconnaître qu'il y a des hommes qui, par leur métier, leur spécialité et leur talent, sont meilleurs que d'autres et forment une véritable aristocratie du travail. La démocratie, ne pouvant donner du talent à ceux qui n'en ont pas, a préféré ramener tout le monde au niveau le plus bas ; pour elle, un travailleur en vaut un autre. Ils ont tous les mêmes droits, les mêmes devoirs. Ils convient de rendre ceux les meilleurs dans leur travail conscients qu'ils appartiennent à une aristocratie et qu'à ce titre ils doivent réagir et ne pas se laisser assimiler à une "plèbe" qui, hélas pour elle, ne peut lutter que pour survivre. Ces aristocrates du travail sont peut-être ceux par qui notre pays retrouvera sa fierté et qui feront comprendre aux autres que seule la monarchie peut engendrer une société dans laquelle chacun à son niveau fait son devoir et vit heureux.


Louis de Galice Action Française 2000 février 2013

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Florange : quand la République trahit les travailleurs.

17 Décembre 2012, 09:49am

Publié par AF Provence

    La lamentable affaire de Florange est révélatrice des risques et des conséquences d’une mondialisation bien ordonnée quoique l’on en dise (en particulier dans le désarmement du politique face à l’économique – ou prétendu tel…) et fort peu sociale (ce n’est pas son problème, pourrait-on dire ironiquement !), et de l’impuissance, voire pire, d’une République qui, désormais, n’est plus que la gestionnaire zélée et « réaliste » du « désordre établi », selon l’expression d’Emmanuel Mounier, personnaliste chrétien qu’il serait sûrement bon de relire au-delà de ses engagements circonstanciels et, parfois, opportunistes.

 

    En effet, la mondialisation n’est pas que le simple échange apparemment neutre de biens matériels ou virtuels, et la libre circulation de personnes sur toute la planète désormais accessible en tous ses lieux, mais aussi, surtout peut-être, la mise en concurrence des producteurs et, en particulier, des travailleurs, dans la recherche du meilleur profit pour l’industriel ou l’actionnaire de l’entreprise : à ce jeu-là et suivant ses règles qui ne sont guère au bénéfice des faibles ou des « petits », les ouvriers français sont, aujourd’hui, forcément perdants… Ils sont considérés comme des « privilégiés » (sic !) en termes de rémunération et de protection sociale au regard de leurs collègues chinois, roumains ou indiens, et, de ce fait, si peu compétitifs aux yeux des experts autoproclamés de l’économie, et donc, condamnés à plus ou moins court terme au chômage qui sanctionnerait leur absence de flexibilité et leur coût trop élevé. Cette mondialisation-là (mais il n’y en a pas d’autre à ce jour !), c’est le moins-disant social maître du jeu et légitimé par cette fameuse « liberté du travail » qui, depuis 1791 en France, empoisonne les rapports sociaux et « opprime les ouvriers », selon l’expression des catholiques sociaux du XIXe siècle qui dénonçaient le libéralisme économique à la base de cette mondialisation comme « le renard libre dans le poulailler libre ».



    Face à la mondialisation qui est, en fait aussi, une véritable idéologie et non seulement une réalité économique (qui, comme toute réalité, préexiste à sa possible remise en cause et éventuellement « mise au pas »…), la République semble impuissante, et les derniers événements de Florange, socialement dramatiques, le prouvent à l’envi, de façon presque caricaturale même. Impuissante, vraiment ? Non, soyons juste, pas autant que cela ! M. Montebourg, tout aussi isolé soit-il dans ce gouvernement de M. Ayrault, a montré qu’il n’y avait pas de fatalité mais plutôt des renoncements, voire des reniements qui, il faut le reconnaître, ne sont pas de son fait mais bien de ceux qui l’ont désavoué pour satisfaire aux féodalités financières et économiques mondialisées. L’idée d’une nationalisation temporaire que le ministre du Redressement productif avait émise n’était pas absurde ni irréalisable et aurait, en définitive, coûté moins cher que la crise sociale qui s’annonce et la désindustrialisation qui, elle, est déjà bien là, conquérante et dévastatrice.


    La République, aujourd’hui, trahit les travailleurs et, au-delà, le Travail français, s’abandonnant à une mondialisation qui n’est heureuse que pour ceux qui en ont les moyens et en acceptent les principes au détriment des réalités et des enracinements nationaux et sociaux. Les réalités, ce sont ces hommes de Florange qui, les poings serrés, entendent le Premier ministre s’en remettre à la bonne volonté de M. Mittal, sinistre oiseau de mort et charognard tout à la fois qui rachète les entreprises pour mieux les dépecer sans égard pour ceux qui y travaillent et en vivent. M. Ayrault, mais aussi MM. Moscovici et Sapin, sont de bons petits soldats d’une mondialisation dont ils savent pourtant le coût pour ce pays et ses ouvriers : mais ils croient en la mondialisation libérale-libertaire comme d’autres (ou eux-mêmes, hier…) croyaient en l’advenue du paradis socialiste en d’autres temps ! Leur foi est plus forte que les cris de colère des sidérurgistes de Florange, plus vive que la douleur des familles sacrifiées sur l’autel de la compétitivité, plus terrible que les larmes de ce syndicaliste furieux de la trahison de ce gouvernement si peu politique de M. Ayrault…



    Ce n’est pas de moyens dont manque ce gouvernement mais de courage, d’ambition : l’impression qu’il dégage est celle d’une certaine indifférence à la France, comme si celle-ci était condamnée à n’être plus qu’une pièce du puzzle de la mondialisation entre les mains de financiers et de technocrates qui se voudraient les maîtres d’une « gouvernance » si peu politique.

 

    Ce renoncement de la République à porter une parole originale française dans le monde et face à la « fortune anonyme et vagabonde » (qui, pourtant, n’est pas si anonyme que cela quand elle porte le nom de Mittal), ce n’est que la confirmation de ce que les royalistes français disent, parfois maladroitement mais néanmoins à juste titre : la République ne mérite pas la France et la France mérite mieux que la République…

 

(extrait du blog Nouvelle Chouannerie de Jean-Philippe Chauvin)


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Plantu a tout compris

16 Décembre 2012, 19:20pm

Publié par AF Provence

Oui, Plantu, le dessinateur du quotidien "Le Monde", a tout compris...

 

L'affaire de Florange montre que les socialistes ont abandonné toute idée de réforme économique et qu'ils sont soumis au capitalisme mondialisé. Le seul programme qu'ils veulent réaliser est la destruction de la nation, toujours au profit des trusts internationaux.

 

Alors, quand on ne peut pas garantir l’emploi pour tous, on sort les hochets sociétaux : le vote pour tous et le mariage pour tous !

 

pétitions et emplois pour tous

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La réponse marseillaise au délire de Madame Duflot

4 Décembre 2012, 11:28am

Publié par AF Provence

   Cécile DUFLOT, ministre en charge du Logement et de l'égalité des territoires, a plongé dans la cathophobie la plus caricaturale en exigeant de l'Archevêché de Paris qu'il ouvre aux sans-abris ses locaux inoccupés, sous menace de réquisition. 

    L'Etat devrait d'abord donner l'exemple. Au lieu de vendre des immeubles dont il ne se sert plus, il devrait les ouvrir à ceux qui cherchent un toit. La liste des cessions prévues dans les Bouches-du-Rhône est longue. Regardez à l'adresse: http://www.bercy.gouv.fr/cessions/previsions/13.htm

   Madame DUFLOT devrait intervenir auprès de ses collègues du gouvernement.

   Quant à l'attaque contre l'Eglise, chacun sait qu'elle n'a pas attendu la hargne duflotesque pour agir.

   Même si l'on trouve qu'il en fait trop, le diocèse de Marseille est en pointe pour aider les nombreux Roms qui errent dans la cité phocéenne, ce qui devrait plaire aux socialistes. Le Secours catholique et d'autres associations religieuses agissent sans éclat médiatique.

   Et, hasard du calendrier, cette semaine est celle où sont organisées les journées de l'abbé Jean-Baptiste FOUQUE. Du 6 au 9 décembre, messes, concert, colloque et conférences vont se succéder pour évoquer ce prêtre dont la canonisation est de plus en plus envisagée.

http://www.laprocurepoitiers.com/img/products/9782843784033_1.jpg

   Né à Marseille en 1851, Jean-Baptiste FOUQUE, devenu prêtre en 1876, travailla toute sa vie pour aider les gens en détresse. La liste de ses initiatives est longue:

 

- La Salette-Montval (Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes)

- Les Saints Anges (enfance délaissée)
- Institut médico-éducatif Les Ecureuils
- Institut Saint-Ange, à Montfavet, pour enfants handicapés

- Les Amies du Foyer (logement pour étudiantes)
- Cours St Thomas d'Aquin

- Ecole Perrin Ste Trinité 

- et surtout l'Hôpital Saint Joseph, le meilleur établissement hospitalier de Marseille
- et bien d'autres encore


   Pour connaître mieux la vie de l'abbé FOUQUE et pour avoir le programme de ces journées, il faut cliquer sur:

http://www.abbe-fouque.org/images/journees-fouque/ProgrammeJourneesFouque2012VF.pdf

 

   Après sa mort, le 5 décembre 1926, un journal titra: "Il a entouré Marseille d'une ceinture de bonté".

   C'était vrai.

   Son œuvre continue et les chrétiens n'ont pas à avoir de complexe envers une dame inculte et à l'anticléricalisme primaire qui confond cris dans les micros avec travail sérieux.

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