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Elections et représentation

16 Mars 2015, 23:44pm

Publié par AF Provence

Les élections départementales qui vont bientôt avoir lieu ne paraissent pas passionner les Français. Ceux qui s'y intéressent les analysent comme un moyen de dire ce qu'ils pensent du gouvernement. On est loin du but officiel qui est d'élire des gestionnaires des questions locales. Mais la république contamine tout avec sa fièvre partisane permanente. Elle confond élection et représentation.

Il est donc très utile de regarder cette vidéo de TV Libertés, mise en ligne le 10 mars dernier. Dirigée par Pierre de Meuse, cette émission traite principalement des Institutions représentatives de l'ancien régime et démontre que contrairement à une opinion trop répandue, l'ancienne France avait une Constitution. Pierre de Meuse indique de surcroît que ce retour vers notre Histoire d'avant 1789 nous aide aussi à comprendre le temps présent.     

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Les Aixois disent non à l'hypocrisie

15 Mars 2015, 12:39pm

Publié par AF Provence

Même si elles n'intéressent pas beaucoup les Français, les prochaines élections départementales vont permettre aux politiciens d'occuper des postes obtenus en faisant n'importe quelles promesses.

Les militants aixois de l'AF ont dénoncé l'hypocrisie des profiteurs du système républicain. Leurs tracts, accompagnés de vente du journal, ont été très bien accueillis sur le marché d'Aix-en-Provence.

Les Aixois disent non à l'hypocrisie
Les Aixois disent non à l'hypocrisie
Les Aixois disent non à l'hypocrisie

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Incroyable! Une rue pour un patriote français!

14 Mars 2015, 20:11pm

Publié par AF Provence

Hélie de Saint-Marc a sa rue à Béziers

08110Robert Ménard, maire de Béziers, a changé le nom de la rue du 19 mars 1962, qui fait référence au cessez-le-feu (non respecté par les terroristes du FLN) de la guerre d'Algérie, en lui donnant le nom d'Hélie Denoix de Saint-Marc, engagé à 19 ans dans la Résistance, déporté à 21 ans, condamné à mort par les Allemands, héros de la Légion étrangère, putschiste contre le général De Gaulle puis condamné, sorti de prison en 1966, réhabilité en 1978, écrivain à succès, grand-croix de la Légion d'honneur en 2001.

Pour Valls, c'est "rance". Cet homme ne respecte rien.

(texte publié sur le site du salon beige)

 

 

Mais c'est vrai que c'est "rance" de donner un nom de rue française à un patriote français !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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L'Affaire Maurras

14 Mars 2015, 12:22pm

Publié par AF Provence

Charles Maurras pendant son procès

Charles Maurras pendant son procès

 

 

Un étrange ouvrage vient de paraître. L'auteur en est Jean-Marc Fédida, avocat, qui entend "revisiter" le procès de Charles Maurras, procès qui s'est déroulé du 24 au 27 janvier 1945 à Lyon.On pensait portant que tout avait été dit sur le sujet.

Après un guet-apens pitoyable, Charles Maurras avait été arrêté et Maurice Pujo, solidaire, s'était alors constitué prisonnier. Le pouvoir révolutionnaire mis en place au lendemain de la libération de Lyon donna pour mission à un "tribunal" de condamner à mort Charles Maurras après un simulacre de procès. Las, pour eux, le vieux Maître martégal, bien que sourd, ne l'entendit pas de cette oreille et transforma le prétoire en tribune pour justifier sa politique.

Éternel provocateur, lui qui n'avait jamais porté sa "Francisque" se présenta devant ses juges avec cette insigne à la boutonnière. La première phrase qu'il prononça fut à l'intention du Ministère public : "Soyez tranquille, Monsieur l'Avocat de la République, je ne vous raterai pas". Et ensuite, à l'intention du Président :  "Ce n'est pas un procès, c'est une vaste fumisterie". Le ton était donné.

Le tribunal : un Avocat général du type "la voix de son maître", un Président balourd, des jurés "tirés au sort, conformément aux règles de la justice d’exception de l’époque, sur une liste ne comportant  que des résistants homologués par des mouvements officiels". Ces mouvements officiels, on connaît. Autant dire soigneusement choisis parmi ceux qui n'ont commencé à résister qu'après la rupture du pacte germano-soviétique... Deux accusés, Maurras et Pujo, deux conseils, Maître Goncet, avocat de Maurras, et Maître Breuillac, avocat de Pujo.

En fait, ce procès n'est pour l'auteur, Maître Jean-Marc Fédida, qu'un prétexte pour tenter de salir Maurras, et par la même occasion, faire le procès du "nationalisme français". Le seul problème est que l'auteur, manifestement, ne connaît ni l'homme, ni son œuvre. De plus, ses compétences historiques sont plus que basiques (il le montrera en se rendant ridicule au micro d'un radio nationale)Simplement, il voit avec angoisse arriver "la revanche du nationalisme" [1], et espère, avec cet ouvrage, donner quelques arguments aux loosers de l'arrière-garde anti-française.

Mais il risque de ne pas donner grand chose, ce livre n'ayant eu qu'un très faible écho : deux pages d'extraits publiés avec délice sur le sarkosiste site Atlantico, un compte-rendu laudateur sur Causeur.fr (où l'on trouve de moins en moins le meilleur, et de plus en plus le pire), compte-rendu repris sur le site de la Ligue de Défense Juive, un autre sur Roads-mag, un compte-rendu grotesque sur le Blog des arts (où un courageux anonyme arrive à faire un lien entre Maurras et la récente profanation de 300 tombes d'un cimetière juif par une bande de demeurés menés par un militant "antifa". On nous l'avait encore jamais faite, celle-là  !), un dernier compte-rendu sur Philitt. En tout et pour tout, donc, une publication d'extraits, et quatre compte-rendus qui se recopient partiellement et dans lesquels on trouve tous les poncifs anti-maurrassiens d'usage, quelques articles de complaisance dans la presse quotidienne régionale et un entretien radiophonique. Pour un très médiatique avocat parisien, pas terrible.

Quand on veut "revisiter" un procès, il faut une accusation et une défense, il faut produire des pièces. 

 

 

Brian McLeóghann.

Le 12 mars 2015. 

Texte paru sur le site Maurras actuel: http://www.maurras-actuel.com/

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Monseigneur le comte de Paris exprime son opposition à la loi du gouvernement sur la fin de vie

13 Mars 2015, 11:31am

Publié par AF Provence

 

 

Le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris, vient d’exprimer son opposition au projet de loi du gouvernement sur la fin de vie, via son compte Twitter officiel :

" Président d’Honneur de la Fondation Condé je vois l’isolement tragique de la vieillesse faute de famille. Il y a peu, familles et amis entouraient le grand père mourant. Mais on a supprimé la Famille ! Maintenant une Loi aveugle veut éliminer la souffrance ? Les vieux ? Les handicapés ou mal formés de naissance ? Cela me rappelle quelque chose. " Henri comte de Paris

Suivez Monseigneur le comte de Paris sur twitter et faites connaitre sa pensée autour de vous https://twitter.com/SARcomtedeParis

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Sainte Jeanne d'Arc et la délivrance de la France

10 Mars 2015, 19:13pm

Publié par AF Provence

Dans le cadre de ses conférences mensuelles, Henri PRABIS, professeur agrégé d'Histoire, présentera:

 

"SAINTE JEANNE D'ARC ET LA DÉLIVRANCE DE LA FRANCE"

 

de 10 h 30 à 12 h au lycée St Joseph les Maristes, 22 rue Ste Victoire, à Marseille (6ème).

Sainte Jeanne d'Arc et la délivrance de la France

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La République contre les travailleurs

9 Mars 2015, 19:08pm

Publié par AF Provence

 (article paru dans L’Action Française 2000, 5 mars 2015)

Le 2 mars 1791, l’Assemblée constituante abolissait les corporations, à travers le décret d’Allarde. Le 14 juin suivant, la loi Le Chapelier interdisait la reformation de toute coalition professionnelle. Ainsi s’ouvrit l’ère “Le Chapelier”, dans laquelle toute représentation professionnelle fut bannie, jusqu’à son abolition en 1884. Il s’agit d’une page méconnue et pourtant centrale de l’histoire de la Révolution, dont les héritiers répètent ad nauseam qu’elle fut faite au nom du peuple, n’a pas hésité à priver le monde du travail de structures séculaires qui organisaient sa défense tout en garantissant un contrôle de la production en termes de qualité.

 

Ce triste anniversaire est une excellente occasion pour rappeler que Révolution, République et libéralisme sont un. Depuis le XIIIe siècle, l’artisanat et une partie de l’industrie se déployaient pour une large part dans le cadre corporatif. Une corporation réunissait l’ensemble des artisans d’un même métier de la même ville, selon une organisation hiérarchisée : maîtres, compagnons et apprentis. Ces métiers bénéficiaient d’un statut, accordé par le roi ou une municipalité, leur donnant une personnalité juridique, définissant leurs privilèges et leurs devoirs. Le respect de la règle du métier, la défense de celui-ci – face aux autorités et à la concurrence – et la formation des apprentis étaient la responsabilité des maîtres. La principale fonction de la corporation était de soumette ses membres à une stricte discipline professionnelle collective dans le but de fabriquer un produit de qualité au prix juste. Au XVIIIe siècle, les corporations mènent un combat désespéré contre la montée du capitalisme marchand. En effet, le grand combat des libéraux, tels Vincent de Gournay ou Turgot, a été, tout ce siècle durant, de détruire les corporations, au nom de la sacrosainte “liberté du travail”.

L’avènement du libéralisme

La Révolution, avènement du libéralisme, ne pouvait manquer de jeter à bas ces obstacles au libre marché, en privant au passage les travailleurs de structures pour se défendre. À travers le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier, se lit une volonté des nouveaux maîtres de la France d’empêcher les travailleurs de défendre leurs intérêts. L’État républicain naissant voit en effet dans les corporations un dangereux contre-pouvoir. Entre la défense de la liberté du travail et celle des salariés, la Révolution bourgeoise avait fait son choix. La République ne reconnaissant que les individus et l’État, sans intermédiaire, la liberté d’association, d’ailleurs absente de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, constituait une atteinte à la liberté individuelle. Ainsi, l’idéal du marché unifié autorégulateur, fondé sur l’offre et la demande et la libre concurrence entre producteurs, ne souffre aucun corps intermédiaire : il implique, au contraire, la liberté du marché, passant par l’universalisation des droits, l’uniformisation et la liquéfaction des sociétés. Il fallut donc supprimer toutes les barrières, d’où une lutte contre les privilèges, y compris ceux qui protégeaient certaines catégories populaires. Dans le même temps, le libre contrat devait devenir la base des rapports sociaux. La relation professionnelle devint un simple face à face sans arbitre, supposément égalitaire, entre le salarié et l’employeur. L’ouvrier devint suspect pour l’ordre public, comme l’illustra la mise en place du livret ouvrier, sous l’Empire (1803).

Catholicisme social

En réaction au régime “Le Chapelier”, dès le début du XIXe siècle, les milieux royalistes et catholiques proposèrent une alternative face à la paupérisation croissante des classes laborieuses. Ainsi naquit le catholicisme social, dans l’urgence de l’industrialisation galopante et de ses terribles conséquences sociales. Il déboucha sur une critique globale des structures sociales et économiques, des institutions et des mœurs du monde issu de 1789, dans un sens traditionnel, chrétien et corporatiste. Du fondateur de l’école sociale légitimiste, le vicomte Alban de Villeneuve-Bargemon, auteur d’une Économie politique chrétienne (1834), à Albert de Mun, en passant par René de la Tour du Pin ou encore Armand de Melun, Mgr Freppel, les milieux royalistes témoignèrent d’une sincère et constante volonté de protéger les travailleurs face au Capital libre. Cette lutte politique contre le libéralisme passa par la défense du dimanche chômé, la protection des femmes et l’interdiction du travail des enfants, la prévention contre les accidents du travail ou les aléas de la vie. Ce sont enfin ces catholiques sociaux qui furent les porteurs du principe corporatif à travers, entre autres mesures, la promotion du principe des retraites ouvrières et paysannes payées à partir de caisses corporatives autonomes. Nombre de leurs propositions essuyèrent le refus catégorique des républicains de gauche comme de droite, ou furent repoussées à l’après 1918.

Proposer une alternative

Aujourd’hui, la question corporative semble être passée au second plan ; cependant, la violence prédatrice du libéralisme n’a jamais été aussi visible. Alors que la non-civilisation libérale subit une nouvelle crise dont elle est coutumière, c’est à nous, nationalistes intégraux, qu’il convient de proposer une civilisation alternative, dont le socle reconnaîtrait la dimension organique de la société française : « Associons sans exception depuis les plus simples manœuvres, les suprêmes grands chefs, leurs collaborateurs de tous rangs, et, dans la vérité de la vie nationale, assurons-nous les occasions et les moyens de débattre l’ensemble et le détail de nos intérêts ! Cet organisme latéral doit devenir, soit aisément, soit difficilement, mais très sûrement, fraternel. Pourquoi pas ? L’Union du Syndicat est étroite et directe, elle le restera. Il peut y avoir une autre union large et durable aussi, comparable à ces unions territoriales qui rassemblent pauvres et riches, dirigeants et dirigés, dans le corps et le cœur d’une même patrie. Ce sera la Corporation. » (Charles Maurras, Mes Idées politiques, 1937)

Charles Horace

Action Française 2000

La République contre les travailleurs

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L'AF toujours active en Provence

8 Mars 2015, 18:56pm

Publié par AF Provence

Les actions militantes des jeunes d'Action Française se multiplient actuellement.

Les étudiants d'Aix-en-Provence, en plus de ventes records de "L'Action Française 2000", ont un cercle d'études régulier qui va étudier, mardi 10 mars, "Corporatisme et catholicisme social".

 

L'AF toujours active en Provence

A Marseille, les autocollants montrent la présence royaliste. De nouveaux modèles vont bientôt arriver de Paris.

L'AF toujours active en Provence
L'AF toujours active en Provence

Et cette semaine verra le lancement officiel de la nouvelle section d'Avignon.

L'AF toujours active en Provence

Plus que jamais, les royalistes réveillent la Provence.

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Doubles jeux ? [Éditorial de L’AF 2904]

7 Mars 2015, 19:36pm

Publié par AF Provence

Si les Grecs avaient cru la quadrature du cercle possible [1], l’Europe est venue les rappeler très vite à la réalité. Peu importe la sincérité des dirigeants de Syrisa vis-à-vis de leur compatriotes, qui continuent, faute d’une alternative crédible, à soutenir leur nouveau gouvernement à hauteur de 80 % : atténuer les conséquences du remboursement de la dette et sortir de l’austérité tout en restant dans l’euro est chose impossible.

 
Doubles jeux ? [Éditorial de L’AF 2904]

Et l’accord, obtenu par Alexis Tsipras fin février, visant à reconduire pour quatre mois le double « plan de sauvetage » de la Grèce lancé en 2010 et 2012, ne l’a pas été sans la double humiliation de voir son ministre des finances, Yanis Varoufakis, être déclaré persona non grata par son homologue allemand Wolfgang Schäuble, et surtout, de devoir accepter une capitulation en rase campagne. En effet, si le gouvernement grec, ce qui est la moindre des choses, s’est engagé à mieux lutter contre la fraude fiscale et la corruption, il a également dû promettre de reviser, dans le sens de la rigueur des dépenses publiques, le projet de budget 2015, en ciblant notamment le secteur de la santé, pourtant déjà sinistré depuis l’éclatement de la crise. Sont également au menu la diminution des dépenses de fonctionnement, l’« approfondissement » de la réforme des retraites, et du travail, en vue notamment d’accroître la « flexibilité » — traduire la baisse — des salaires, le report de la hausse du salaire minimum ou la poursuite des privatisations promises...

Bref, comme s’il fallait faire de la Grèce un exemple sans précédent, la cure d’austérité, à laquelle le pays est soumis depuis cinq ans et qui n’a fait qu’aggraver sa situation, sera poursuivie à la schlague, méthode allemande bien connue. Et ce sans aucune perspective de renégociation de la dette elle-même, à laquelle, suivant Merkel, s’oppose une grande partie de l’Europe, notamment du nord, mais pas seulement. D’où la sortie de Tsipras, accusant, devant le comité central de son parti, Madrid et Lisbonne d’avoir voulu conduire son pays à « une asphyxie financière » lors des négociations avec Bruxelles. « Le plan de ces puissances était de conduire le gouvernement grec, qui prône la fin de la politique de l’austérité en Europe, à la capitulation », a-t-il estimé, créant un incident diplomatique, dont la raison est de pure politique intérieure : donner du grain à moudre à une opinion publique qui pourrait bientôt se retourner... Et de conclure, il est vrai non sans lucidité, que ces puissances, qui ont été, sans en ramasser d’ailleurs encore vraiment les fruits, de bons élèves de Bruxelles, « ne souhaitaient pas que l’exemple grec ait une influence sur d’autres pays, surtout dans la perspective des élections », prévues, en Espagne et au Portugal, à la fin de l’année. L’extrême gauche europhile et immigrationniste grecque — qui ressemble à s’y méprendre à sa sœur française — se trouve bien dans une impasse. Qui est celle de ses propres inconséquences.

A moins que Tsipras ne joue un double-jeu et prépare ses compatriotes, encore largement favorables au maintien de leur pays dans la zone euro, au retour à la drachme qui, seul, permettrait à la Grèce de sortir la tête de l’eau. C’est le pari que fait Jacques Sapir, pour qui « la possibilité d’une sortie de la Grèce de la zone euro, qu’elle soit voulue ou qu’elle soit subie, devient de plus en plus vraisemblable d’ici le début du mois de juillet prochain », ajoutant : « La Grèce est aujourd’hui bien plus prête à une sortie de l’euro qu’elle ne l’était en 2009 ou 2010. Une telle sortie, accompagnée d’un défaut sur la dette et d’une dévaluation de 20 % à 30 % aurait pour effet de dynamiser rapidement et profondément l’économie grecque. » [2]

Le double-jeu, c’est, malheureusement, celui auquel on ne saurait accuser le gouvernement français de songer. Car si la France ne se trouve pas encore dans la même situation économique et financière que la Grèce, elle l’est au plan juridique, depuis la scandaleuse adoption, par Sarkozy confirmée par Hollande, du traité budgétaire en 2011. En dépit des réticences allemandes, surjouées pour mieux humilier nos gouvernants, la Commission européenne a décidé, le 25 février, d’accorder, évidemment sous conditions, un délai de deux ans à notre pays pour ramener son déficit public sous la barre des 3 % de PIB. Merkel n’avait-elle pas donné, à Paris à l’issue d’un déjeuner avec Hollande, le 20 février, son humiliant satisfecit à l’adoption, le 17 février, de la loi Macron ? Si bien qu’on est en droit de se demander si le recours par Valls au 49-3 n’a pas été téléphoné de Berlin. Il n’en reste pas moins que l’adoption de ce fourre-tout d’inspiration ultralibérale était nécessaire pour prévenir en notre faveur des partenaires qui nous regardent désormais avec la même méfiance qu’ils regardent les Grecs, les Allemands notamment exigeant que nous poursuivions des « réformes structurelles » à un rythme plus soutenu.

Mais Bruxelles, qui peut déjà se réjouir de la collaboration sans faille de l’ancien ministre français Moscovici devenu commissaire à l’économie, peut être également assuré de celle de ses deux autres commis que sont Hollande et Valls, celui-ci assurant ses maîtres bruxellois, ce même 25 février, que la France était « en train de se bouger ». « L’objectif que je poursuis est bien de réformer le pays, non pas parce que les autorités européennes nous y obligeraient » mais « parce qu’il en va de l’avenir du pays » ... ou quand l’aveu prend la forme d’une dénégation. C’est Moscovici qui a vendu la mèche : «  Des efforts ont été faits pour éviter des sanctions immédiates, mais en même temps nous maintenons la pression.  » C’est ainsi que le gouvernement doit non seulement réduire son déficit structurel de 0,5 % cette année et non de 0,3 %, comme prévu — il a donc jusqu’au mois de juin pour présenter de nouvelles économies « de l’ordre de 3 à 4 milliards  » selon Moscovici pour éviter que Bruxelles ne prenne des sanctions — mais également présenter d’ici avril un plan détaillé des réformes qu’il compte mener, la Commission menaçant d’ouvrir une procédure inédite de sanctions pour déséquilibre macro-économique.

D’aucuns s’étonneront que la Commission ait donné pour date butoir 2017, année de la présidentielle et des législatives. C’est que, vu de Bruxelles, l’élection à l’Elysée d’un commis socialiste ou UMP est indifférente. Et que celle de Marine Le Pen apparaît encore peu crédible. Ou facilement gérable...

François Marcilhac - L’AF 2904

- [1] Voir notre éditorial de L’AF 2902 « Les fissures du village mondial »
- [2] le 24 février sur RussEurope -
http://russeurope.hypotheses.org/3492

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L'analyse de l'Action Française sur l'immigration

5 Mars 2015, 16:49pm

Publié par AF Provence

Dans cette conférence, François Bel-Ker, secrétaire général d’Action Française, nous présente la position du mouvement face à l’immigration. Loin des considérations partisanes, ne cherchant ni à grossir les chiffres pour apeurer, ni à les minimiser pour satisfaire une quelconque idéologie, François Bel-Ker nous expose des faits et nous propose une vision bien différente de la plupart de celles de beaucoup de mouvements nationalistes mais bien ancrée dans le réel.

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