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L'AF était sur le pont de la Concorde

7 Février 2012, 22:35pm

Publié par AF Provence

Le CRAF (Centre Royaliste d'Action Française) a organisé une cérémonie d'hommage aux patriotes morts le 6 février 1934. Le rendez-vous était fixé sur le pont de la Concorde d'où la police tira sur la foule des manifestants pour protéger le Palais-Bourbon qui est de l'autre côté de la Seine.

Voici le compte-rendu de cette manifestation, écrit par Olivier PERCEVAL, secrétaire général de l'Action Française.

 

 

  " Nous nous sommes retrouvés par grand froid ce lundi 6 février sur le pont de la Concorde.


6 fevrier9 Perceval drapeaux

 

   L'ensemble des cadres parisiens du CRAF étaient là ainsi que des militants étudiants. 


             6 fevrier Giocanti   6 fevrier Perc et Tiss

  

 

Le prince SIXTE-HENRI de BOURBON-PARME, ayant appris que nous organisions cette petite cérémonie, s'est joint à nous, sans qu'on l'ait sollicité.


6 fevrier Sixte-Henri

 

   Nous avions 17 fleurs de lys, pour rappeler les 17 victimes de la répression policière qui s'est violemment abattue sur les patriotes en colère contre le système de corruption républicaine.

 
   Marc SAVINA, notre historien, rappela les circonstances des événements du 6 février 34 avec le talent qu'on lui connaît. Il exposa notamment le fait que, délibérément, le ministre de l'Intérieur, FROT, avait muté, quelques jours avant la grande manifestation, le préfet CHIAPPE qui devait être trop patriote à ses yeux. Ce dernier aurait sans doute retenu ses troupes et il y aurait eu moins de victimes.


6 fevrier1lecture pont

 

   Le prince SIXTE-HENRI prononça aussi quelques mots et encouragea l'Action française pour sa fidélité. Il rendit hommage à le jeunesse  et au dynamisme des militants présents.


Sixte-Henri 2
   Puis, encadré par des drapeaux français, le responsable des étudiants d'Action Française, Antoine DESONAY, procéda à l'appel des patriotes assassinés. A chaque nom prononcé, l'ensemble des militants sur place criait "Présent!" et une fleur de lys était jetée dans la Seine.


 6 fevrier2


    Cette cérémonie émouvante fut conclue par le vibrant chant de "La Royale"."

6 fevrier4

Olivier PERCEVAL

secrétaire général du CRAF

 

 

   La liste complète des 17 morts du 6 février est disponible en cliquant ICI.

 

    Comme chaque fois, les royalistes d'Action Française rappellent les événements historiques français importants, non pas pour se complaire dans la nostalgie mais pour montrer que nous sommes les héritiers d'une Histoire nationale, pour réfléchir aux exemples du passé et pour organiser les actions du présent.

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Les phrases du mois

7 Février 2012, 09:31am

Publié par AF Provence

   Pour commencer ce mois de février, voici des citations utiles à la réflexion des militants d'Action Française.

 

    Tout d'abord, deux textes de Charles MAURRAS mis en exergue des deux dernières éditions de la lettre électronique mensuelle de l'AF PICARDIE:

 

- "Au fond la démocratie n’est rien que cela: la simple capitulation du génie humain de la vie, de la forme et de l’organisation, devant les forces naturelles qui les composent et qui tuent. On a dit que la démocratie, c’est la mort. On peut aussi dire que c’est, en toute chose, le moindre effort."

 

- "Félicitons-nous de ne pas avoir cédé aux instances que l’on a multipliées pour nous faire sacrifier notre titre de nationaliste. Nous l’avons gardé, nous le garderons. Ce nom est un très beau nom. Il a son sens. Patriotisme, dans l’usage, signifie surtout culte de la terre des pères. Nationalisme de natio, natus, fait allusion à la naissance, au sang."


 
    Et le site LA COURONNE conseille ces phrases:

liberte-delacoix

 

  

    "La République tient les Français en lisières. La Révolution française donna l'illusion de la liberté. Elle réserva en fait son exercice aux plus puissants et aux plus riches"


Henri VI de France,
comte de Paris  (1908-1999)

 

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La novlangue à Aix

6 Février 2012, 18:41pm

Publié par AF Provence

En février comme chaque mois, le Café d'Actualité d'Aix-en-Provence aura lieu le premier mardi, soit le 7 février.

   L'intervenant, Louis MARTINEZ, bien connu des Aixois, est de grande qualité et traitera d'un thème original mais qui touche aux fondements de notre société.


café Martinez

  

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AU PAYS DE SARKHOLLANDE : SUR UN VRAI-FAUX DÉRAPAGE DE CLAUDE GUÉANT

6 Février 2012, 07:58am

Publié par AF Provence

  http://media.paperblog.fr/i/435/4350978/croisades-claude-gueant-chevalier-lump-L-5Jitt5.jpeg La France a, dit-on, la droite la plus bête du monde. Il semble qu’elle ait également la gauche le plus pavlovienne de la galaxie ! Ainsi, il suffit que Claude Guéant, le mercenaire des basses œuvres électoralistes de Sarkozy, ouvre la bouche pour que ses propos « fassent froid dans le dos » ou rappellent " les-heures-les-sombres-de-notre-histoire".


   Quand le scandale ne tient pas à la dénonciation de la surdélinquance immigrée, il prend pour prétexte un jugement de valeur sur l’inégalité entre les civilisations tenu devant les jeunes bobos “de droite” bien proprets de l’UNI, lesquels, pourtant, n’ont jamais fait de mal à une mouche sociale-démocrate.

   Le fait que des propos somme toute assez banals, à moins que le relativisme ne soit devenu, en dépit de notre sacro-sainte laïcité,...religion d’Etat, en viennent à mettre ainsi en émoi la classe politico-médiatique, montrerait à quel degré de fanatisme la bien-pensance en est arrivée, s’il n’indiquait surtout combien le Parti socialiste est impliqué dans le “grand remplacement” dénoncé par Renaud Camus, et qu’il est, d’ores et déjà, pieds et poings liés à des communautarismes aussi arrogants qu’intransigeants. La priorité donnée au droit de vote des étrangers apparaît ainsi dans toute sa dimension : il ne s’agit pas tant, pour Hollande, de satisfaire à une revendication socialiste... et sarkozyste, au nom d’une prétendue générosité qui vise à assurer l’égalité-des-droits en tout domaine — il en est de même du “mariage” homosexuel que Sarkozy s’apprête à voler dans la besace de son “adversaire” privilégié —, que de favoriser une substitution de population sur les plans juridique et politique, c’est-à-dire de dissoudre le peuple français, qui a commis le crime de haute trahison antisystème, par son double refus, proclamé en 2005, et presque aussitôt outrepassé, de l’Europe mondialiste et de la disparition de la nation.

Sarkhollande   Or on sait que, sur ce point, Sarkozy qui a, en matière d’immigration, un bilan à faire pâlir la gauche la plus internationaliste, c’est-à-dire la plus mondialiste qui soit, rejoint Hollande et que seule la prise en considération d’une partie de son électorat — ou de celui qu’il tente de récupérer — lui interdit d’aller jusqu’au bout de la même logique supranationale. Il laisse en quelque sorte Hollande jouer la partition commune... tout en sachant que les vrais-faux dérapages de son homme de fausse-parole, mais plus encore leur dénonciation pavlovienne par les bien-pensants et les chiens de garde du système, le servent auprès d’un électorat populaire et national qu’il tente, avec l’aide de ce même Hollande, de priver de sa candidate, ...en empêchant celle-ci de recueillir les 500 signatures indispensables...

   Dans le pays de Sarkhollande, chacun joue sa partition. D’un côté, “on” fait semblant de déraper dans l’espoir d’attirer les foudres de son “adversaire” en vue de convaincre quelques Français encore naïfs que l’actuel président n’est pas tout à fait un imposteur et qu’il fera les cinq prochaines années ce qu’il n’a pas fait depuis 2007 ; de l’autre, “on” fait semblant de se scandaliser, pour plaire à son électorat bobo et communautariste, tout en confortant sciemment l’imposteur d’en face ; le tout étant, qu’au second tour, “on” se retrouve entre soi...

   Guéant fera d’autres “dérapages” d’ici à la fin avril et Hollande ou ses affidés s’en scandaliseront systématiquement, ...puisque c’est le système qui l’exige. Ces pitreries made in UMPS sont indifférentes au peuple français ou, plus exactement, le seraient si elles n’avaient pour seul objectif de l’endormir en le convainquant du bien-fondé d’une élection présidentielle truquée, que l’un et l’autre s’apprêtent en toute bonne conscience, démocratique bien sûr, à justifier auprès des Français.


François Marcilhac, directeur éditorial de L’Action Française

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Le 6 février sans Monck

5 Février 2012, 17:39pm

Publié par AF Provence

Cette année, l'Action Française va rendre hommage aux morts du 6 février 1934.

http://www.actionfrancaise.net/craf/local/cache-vignettes/L397xH397/6_fevrier-b8e14.jpg

Mais quelles sont la signification et l'origine de cette émeute qui fut la plus sanglante du XXème siècle à Paris?

Nous utiliserons ici des textes extraits d'une conférence faite par Philippe LALLEMENT à Marseille voici une douzaine d'années et des "100 ans d'Action Française" écrits par Jean-Philippe CHAUVIN en avril 1999 (numéro hors-série de "Restauration Nationale").

 

     En 1932 et 1933, le mouvement d'Action Française avait été en première ligne pour dénoncer les scandales qui agitaient le monde politicien.


STAVISKY ET LE PRINCE

    Dès le 29 décembre 1933, le quotidien "L'Action Française" titre sur un "Encore un scandale républicain" en révélant un nouveau cas: l'affaire STAVISKY, vaste détournement de fonds dans lequel un ministre et des députés radicaux étaient compromis avec un escroc international.  Le 7 janvier 1934, Maurice PUJO fait mettre en première page du journal le célèbre "A bas les voleurs!".

AF 7 janvier 34

 

   Le lendemain, STAVISKY est retrouvé "suicidé" près de Chamonix. A ce moment-là, MAURRAS, PUJO et l'amiral SCHWERER, président de la Ligue d'AF, sont en Belgique, au Manoir d'Anjou, chez le prétendant au trône de France, le duc de GUISE. Là, HENRI, le jeune comte de Paris, considère que la situation est mûre pour un coup de force et que les conditions sont réunies. Il compte sur l'appui de plusieurs responsables d'organisations du pays réel.

Maurras et comte de ParisCharles MAURRAS et le Comte de Paris en septembre 1934


    Les chefs royalistes doutent. Ils dénoncent les turpitudes du régime républicain et accompagnent l'indignation du pays réel mais ils ne croient plus que le coup de force puisse se réaliser sans l'appui d'un général soutenu par l'armée. De plus, on ne peut pas compter sur les masses catholiques désemparées par la condamnation de l'AF par l'Eglise en 1926 (elle sera levée en 1939). Pourtant, sous la pression, ils vont se lancer dans la mise en route du projet insurrectionnel ordonné par le Comte de Paris.


CONTRE LES VOLEURS

    Le 9 janvier, le journal titre "A bas les voleurs! A bas les assassins!" et, le soir même, les Camelots du roi organisent trois manifestations présentées par les rapports de police comme "d'une violence rare depuis quelques années".

http://gallica.bnf.fr/proxy?method=R&ark=bpt6k7654799.f1&l=4&r=152,4,632,1213&save

   Les militants d'AF font monter la pression à chaque nouvelle séance de la Chambre des députés. Bagarres organisées sur les deux rives de la Seine maintenant, arrestations, ambulances. Deux fois par semaine, les royalistes, à la nuit tombée, rejoignent leurs postes de combat indiqués le matin par Maurice PUJO. Le vieux chef monte lui-même en ligne, accompagné de REAL DEL SARTE, le blessé de guerre manchot, et de CALZANT, appuyé sur une canne. Ils montent à la bagarre avec les cadres étudiants, dont le chef est WILKIN, comme les poilus montaient aux tranchées.

    A Lyon, c'est JASSERON qui "dégèle" la foule rue de la République. A Marseille, c'est Jules SIRVENT, le Commissaire des Camelots provençaux, qui fait débouler ses militants sur la Canebière le 10 janvier, le 22, le 23, le 3 février, le 6 et le 7. A Paris, l'A.F. fait maintenant le plein de ses troupes de choc: 4.000 camelots qui entraînent les Parisiens.

   Le 27 janvier, les royalistes organisent la "totale": "Parisiens, tous sur les boulevards". La police parvient à arrêter préventivement l'état-major étudiant rue Saint André des Arts mais, le soir, la colère populaire de plusieurs dizaines de milliers de Parisiens se déchaîne, encadrés par la vieille ligue qui a mobilisé tous ses effectifs. PUJO et CALZANT sont acclamés, les barrages de police sont successivement rompus, la garde républicaine est balayée et la vague n'est finalement arrêtée que place de la Concorde.


MONCK N'EST PAS LÀ

    Cette fois-ci, on y est et il ne s'agit plus de simples chahuts d'étudiants. La République est en danger! A cinq heures, le président du Conseil CHAUTEMPS démissionne. Le lendemain, 28 janvier, le président de la République nomme Edouard DALADIER à sa place et lui adjoint un "dur", le ministre de l'Intérieur Eugène FROT. Les royalistes, eux, organisent un P.C. volant et quittent hôtels et logements jusqu'à nouvel ordre. Le soir, les bagarres sont très, très dures.

    Mais, pendant ce temps-là, en liaison avec PUJO, REAL DEL SARTE, CALZANT et MAURRAS, Paul GUICHARD, le directeur de la police municipale, et Horace de CARBUCCIA, directeur du journal "GRINGOIRE", "travaillent" le préfet de police Jean CHIAPPE, qui est le gendre de CARBUCCIA, pour qu'il se mette du côté des Français révoltés.

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/blum-debat/chiappe.jpg

    C'est le vendredi 2 février que tout bascule. Le soir, chez CARBUCCIA, les chefs du complot royaliste apprennent que le Préfet de Police ne "marche pas". Il ne sera pas le MONCK de MAURRAS. MONCK était le général anglais qui, après avoir été l'adjoint du républicain CROMWELL, fit restaurer la monarchie en 1660.

    Le samedi 3 février, le président du Conseil DALADIER révoque CHIAPPE. L'affaire STAVISKY, orchestrée par l'Action Française sur consigne du Comte de Paris, se termine. L'initiative passe des royalistes aux organisations d'anciens combattants, aux bonapartistes et aux groupuscules fascistes. Tous considèrent la mise à l'écart de CHIAPPE comme un véritable coup d'état des radicaux au pouvoir. Tous manifesteront en rangs dispersés le 6 février.

http://alainnaury.fr/images/6fevrier1934-2.jpg

    Mais, sur la place de la Concorde, la police tire pour protéger le Palais-Bourbon. Une vingtaine de manifestants sont tués, dont plusieurs militants d'AF.

victimes 6 février

    Certains reprocheront à l'AF son "manque d'audace", sans se poser la question de savoir ce qu'aurait été le lendemain d'une prise de pouvoir sans plan et sans arrière. D'autant plus que chaque cheffaillon qui avait pris en marche le train mis en marche par l'AF voulait jouer son propre jeu. 

   "Jeter les députés à la Seine" est une chose, mais tenir le pouvoir et le remettre à qui de droit en est une autre. MAURRAS, en politique lucide, en était tout à fait conscient. L'heure n'était pas venue et MONCK n'était pas là.


    Nous devons nous souvenir des Français indignés de 1934. Comme à leur époque, monte l'indignation contre un système qui entretient la misère et les faux-semblants. Les royalistes  expliqueront à leurs concitoyens qu'il faut aller jusqu'à un changement qui ne soit pas un simple changement de majorité électorale.

 

 

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La novlangue à Aix

4 Février 2012, 10:58am

Publié par AF Provence

 

    En février comme chaque mois, le Café d'Actualité d'Aix-en-Provence aura lieu le premier mardi, soit le 7 février.

   L'intervenant, Louis MARTINEZ, bien connu des Aixois, est de grande qualité et traitera d'un thème original mais qui touche aux fondements de notre société.

 

café Martinez

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Un peu de royalisme au café

3 Février 2012, 21:18pm

Publié par AF Provence

Dans son excellent blog nouvelle-chouannerie.com, Jean-Philippe CHAUVIN montre comment faire du royalisme au quotidien et l'actualité d'une formule de MAURRAS très connue.

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   J'ai profité d'une belle matinée ensoleillée, en ce samedi 28 janvier, pour partir me promener aux marges et au-delà de la région parisienne, m'arrêtant dans quelques villages et petites villes dont les cafés constituent, comme le disait si bien Balzac, « le parlement du peuple » : on y entend, au comptoir ou en salle, des propos parfois dérangeants ; on y discute ferme et on s'y engueule souvent, sans trop de façons ni de rancune ; on y refait le monde à partir de son coin de terre...

  http://www.ozanne-rarebooks.com/photo/bistrots.jpg

    A Verneuil-sur-Avre, après avoir déposé un lys devant le cénotaphe de Louis de Frotté, chef de la chouannerie normande assassiné sur ordre de Napoléon, et avoir fait quelques courses sur le marché près de petits producteurs locaux (de moins en moins nombreux, malheureusement), je me suis arrêté quelques minutes dans un petit café-restaurant appelé « Le Thiers ». J'avais en main le gros livre de Xavier Walter titré « Un roi pour la France », l'ouvrage très complet sur la vie et les engagements de feu le comte de Paris (1908-1999), que j'ai posé sur le comptoir.


   La discussion s'engage vite dans les cafés populaires et celle-ci, en quelques minutes, est passée de la fréquentation réduite du marché pour cause de fin de mois et d'attente de la paie pour de nombreux salariés à la question des retraites : visiblement, et ce n'est ni une surprise ni une nouveauté, M. Sarkozy a déçu les retraités et mon voisin de comptoir avouait qu'il ne (re ?)donnerait pas sa voix au président sortant, sans m'en dire plus sur son choix électoral. Dans cette discussion un peu désordonnée, il y a un élément qui m'a frappé : c'est l'absence de noms cités autres que celui de M. Sarkozy, noms juste remplacés par « les autres » de façon vague et désabusée... Et cette grande ironie à l'égard des politiciens, ironie sans doute facile mais qui n'est pas, en soi, tellement rassurante car elle marque aussi un abandon de la politique par les citoyens et le refuge dans une forme de « àquoibonnisme » ou de fatalisme qui n'est pas très constructive : visiblement, le « rêve » de M. Hollande n'a guère enthousiasmé, en définitive, au-delà des militants socialistes (et encore !) comme j'avais déjà pu le constater à travers les réactions amusées au discours du Bourget dans la salle des profs du lycée...


http://pmcdn.priceminister.com/photo/Walter-Xavier-Henri-Comte-De-Paris-Chef-De-La-Maison-De-France-Livre-896522967_ML.jpg


   L'un des clients regardait avec insistance, dans le temps de cette petite discussion à bâtons rompus, la couverture explicite de mon livre : aussi, j'ai devancé la question... « Quand la République est le triste règne des bouffons, je préfère le Roi qui remet ceux-ci à leur place... » La formule a visiblement surpris mais elle n'a pas suscité de railleries, juste un hochement de tête discret mais bien réel de mes compagnons de l'heure, comme s'ils reconnaissaient là une évidence sans y avoir jamais pensé auparavant.


    Que l'on me comprenne bien : je n'ai pas fait, par cette formule simple, six royalistes de plus, mais j'ai juste ouvert une porte qu'il appartient à d'autres de franchir, et j'ai rappelé, d'une certaine manière, que le désespoir en politique n'est jamais certain ni une solution en soi. Il n'y a pas de fatalité : la République, aujourd'hui mollement soutenue, n'a plus ces réserves d'espérance que l'idée royale, pourvu qu'elle sache se faire connaître (et chacun des royalistes y a sa part de responsabilité et de devoir...), peut encore déployer parce qu'il y a une attente, confuse mais certaine, « d'autre chose » que les discours convenus des candidats à l'Elysée ne peuvent apporter...

 

    Post-scriptum : j'ai plagié, dans cette note, la célèbre formule de Charles Maurras, « le désespoir en politique est une sottise absolue » dont il me faut rappeler qu'elle ne s'adresse pas seulement, en fait, aux seuls royalistes. Bien sûr, Maurras veut dire que, malgré les échecs et les difficultés, les royalistes ne doivent pas désespérer ni abandonner le combat institutionnel, et c'est comme cela que l'entendent la plupart des lecteurs de cette formule.

   Mais il y en a un autre aspect qu'il ne faut pas négliger, c'est que Maurras s'adresse aux Français en général et qu'il signifie par là qu'ils ne doivent pas, eux non plus, s'abandonner au fatalisme ou à une forme de renoncement à leur intelligence et pratique civiques. Cette formule est d'une étonnante actualité et les royalistes auraient tort de ne se la rappeler que pour eux-mêmes : c'est, au contraire, en la martelant autour d'eux, parmi tous ceux de nos concitoyens qui ne croient plus « en rien » en politique, ou qui s'abstiennent de toute réflexion politique par rejet d'un système dit « démocratique » qui les oublie ou les néglige (en particulier les moins instruits et les plus défavorisés socialement), c’est en la répétant et en l’expliquant qu’ils pourront le mieux servir l’idée royale et, ce faisant, notre pays…

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Les royalistes sur France 2

3 Février 2012, 19:03pm

Publié par AF Provence

  blaaa.jpg A l’heure des présidentielles, France 2 va diffuser demain un reportage de 24 minutes sur les royalistes en France, l’état des lieux de notre mouvement et de son éclatement, entre les royalistes d’Action Française, les légitimistes, les providentialistes, etc….

   L'émission aura lieu demain samedi 4 février à 13h15, après "Mon œil". Elle est présentée ainsi par France Télévision:


"«Les Royalistes» Un reportage de Cécile Tartakovsky Difficile de les compter ou de les définir, pourtant les royalistes existent bien en France... Légitimistes ou Orléanistes, qui sont-ils? Comment vivent-ils cette fidélité au roi? Que représente-t-elle: doux rêve d'utopiste ou véritable projet politique?"

 

   Il sera donc intéressant de regarder cette émission, mais restons conscients d’une simple chose : la république sait se défendre, et les médias républicains ne dépeindront jamais un tableau honorable et admirable du royalisme français. Objectif au mieux, lamentablement subjectif certainement, prenons ce reportage comme il se doit : un bilan clair de notre mouvement, et la teneur du travail qui reste à accomplir pour le retour de notre Roi sur le trône de France.

   A voir donc demain, dans l’émission de 13 h 15, sur France 2.

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Chandeleur, fête chrétienne et marqueur d'identité

3 Février 2012, 09:04am

Publié par AF Provence

  navettes bénédiction

 

   La Chandeleur est marquée à Marseille par le pèlerinage auprès de la Vierge noire de Saint Victor et par la bénédiction des navettes. par l'archevêque en présence de nombreux élus locaux.


   Dans toute la France, cette fête est le jour des crêpes mais on en oublie souvent la signification.


    Sur le site Atlantico, Jacques de GUILLEBON, éditorialiste au mensuel "La Nef", rappelle que les crêpes ramènent aux racines chrétiennes de la France.
   Il commence par expliquer ce qu'est ce jour pour un chrétien (la présentation de Jésus au Temple de Jérusalem). Il indique ensuite que la coutume des crêpes vient du pape Gélase au Vème siècle.

   Les deux derniers paragraphes sont particulièrement intéressants car ils en arrivent à la question politique:

   Il faut bien constater que la République depuis qu’elle s’est unilatéralement séparée des Eglises a trouvé peu de fêtes originales pour rythmer la vie sociale. La fête de la musique n’est en quelque sorte que le doublon des feux de la Saint-Jean, qui préparent l’été. Le 1er mai, que l’on doit au Godin des poêles et du familistère, est peut-être la seule festivité moderne sui generis avec le 14 juillet, les autres jours fériés étant des anniversaires d’armistice.
   Où que le contemporain tourne la tête, il est de toute part acculé à se réjouir avec le chrétien de choses qui le dépassent. J’ignore si c’est dur à vivre. Je sais cependant que c’est ici, dans un calendrier partagé, que l’on juge de la cohésion générale d’une société, n’en déplaise aux farouches gardiens d’une laïcité violente, qu’ils soient François Hollande ou Eva Joly. Même cachées derrière le paravent éphémère d’un commerce obscène, dans le temps relatif de la fragmentation contemporaine, ces fêtes demeurent comme des signaux venus d’une vie plus intense qui a été oubliée.


   Nous devons faire vivre et donner plus d'ampleur à ces fêtes chrétiennes car elles permettent de rassembler les Français et de renforcer notre identité nationale et chrétienne.

 

Le texte intégral de Jacques de GUILLEBON est à lire à l'adresse:

http://www.atlantico.fr/decryptage/chandeleur-fete-paienne-racines-chretiennes-france-jacques-guillebon-279878.html

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Charles MAURRAS, cet inconnu

2 Février 2012, 11:48am

Publié par AF Provence

Nous n'avons pas l'habitude de publier des textes très longs mais celui qui suit est important. La récente parution du Cahier de L'Herne consacré à Charles MAURRAS est un événement. Cet ouvrage permet de mieux connaître le maître du nationalisme d'Action Française. Il réunit des collaborateurs de talent et il étudie tous les aspects de la vie personnelle et des idées de celui qui a été trop dédaigné par les penseurs officiels et dont la pensée est plus que jamais d'actualité.

France Catholique publie cet entretien d'Yves FLOUCAT avec AXEL TISSERAND, maître d'œuvre de ce Cahier de L'Herne.

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La parution d’un Cahier de l’Herne est toujours un événement. Celui consacré à Charles Maurras l’est à plusieurs titres. Comment cette entreprise a-t-elle été possible et comment l’avez-vous conçue avec Stéphane Giocanti  ?


Maurras L'HerneNous observons depuis plusieurs années une évolution de l’édition par rapport à Maurras  : la parution de ses Lettres des Jeux olympiques en collection de poche, celle de sa biographie par Giocanti chez Flammarion, ou encore celle de sa correspondance avec l’abbé Penon, son mentor, chez Privat, sans oublier, à l’Université, plusieurs colloques importants, indiquent que ceux qui croyaient pouvoir réduire Maurras, pour mieux en finir avec lui, à l’épisode douloureux de Vichy, se sont trompés.
Mais il est vrai que la parution de ce Cahier de l’Herne, qui rassemble des signatures variées et prestigieuses, mêlant, comme L’Herne aime à le faire, les morts aux vivants, fait franchir une étape importante à cette banalisation de Charles Maurras comme… écrivain classique. L’entreprise n’est ni hagiographique ni culpabilisatrice. Elle vise, à la lumière de regards croisés, à rendre à Maurras sa véritable dimension. Nous ne saurions trop en remercier Laurence Tacou et Pascale de Langautier, sans oublier Nicole Maurras qui n’a cessé de piloter ce Cahier avec nous. Sans elle, rien n’eût été possible.


Chez Maurras, il y a le poète, le critique littéraire, le philosophe, le penseur politique. Ce Cahier situe ce dernier dans une perspective qui donne de lui une autre idée que celle du doctrinaire…


C’est en effet l’extrême richesse du personnage que nous avons privilégiée. «  Nous avons tant d’âmes distinctes!  », disait-il. C’est la raison pour laquelle nous avons ouvert le Cahier par une série d’autoportraits et de portraits. Le cahier iconographique mêle également aux images officielles un Maurras plus quotidien et… enjoué.
Il est vrai que les exigences du combat politique ont durci les positions, voire figé les oppositions. Mais même le Maurras politique est à redécouvrir. Qui connaît ce texte sur Antigone, où le théoricien de la monarchie antiparlementaire, mais également décentralisée, prend fait et cause pour la «  Vierge-mère de l’ordre  » contre l’«  anarchiste  » Créon  ? «  Maurras, cet inconnu  », tel aurait pu être le sous-titre du Cahier.


Celui-ci comporte des études étonnantes comme celle que Nicole Maurras dédie à la vie amoureuse de son beau-père, ou celle que J.-F. Mattéi consacre à «  Maurras et Platon  ». N’aurait-on pu évoquer également l’influence d’Aristote ou de saint Thomas d’Aquin sur le théoricien de «  la politique naturelle  »  ?

 

Le dialogue entre Maurras et Platon date de l’adolescence. Ayant perdu la foi, il s’était tourné, lui qui conçut toujours la vie comme un miracle et faisait reposer la société sur l’amour, vers un texte comme Le Banquet, «  à lire à genoux  » écrivit-il un jour à l’abbé Penon. Sa méditation sur l’«  amitié de Platon  », parue dans Les Vergers sur la mer, exprime ce que le philosophe de Martigues doit à celui de l’Académie, comme le montre l’admirable texte de Jean-François Mattéi. Mais Maurras vit toujours en Aristote, avant Auguste Comte, un maître de méthode.
Quant à saint Thomas, il découvrit, dans le texte évidemment, la Somme durant l’été 1885 — il avait dix-sept ans — et s’en «  délect[a] matin et soir  ». Malheureusement, il a fallu faire des choix… Cette influence, dégagée par le jeune Jean Madiran et confirmée par Maurras lui-même, n’en reste pas moins primordiale.


Il en est encore qui parlent de l’athéisme de Maurras. Comment expliquer son agnosticisme jusqu’à la conversion finale  ? Gérard Leclerc — à la différence de Jean-Marc Joubert qui ne parvient pas à me convaincre — nous découvre en réalité une âme torturée par des questions métaphysiques et religieuses…


Gérard LeclercParler de l’athéisme de Maurras, c’est ou ignorance de la différence entre athéisme et agnosticisme — je ne ferai pas l’affront à vos lecteurs de la rappeler —, ou malveillance. Maurras ne s’est jamais dit athée: il se prétendit même polythéiste, jeune homme. Plus sérieusement, il a toujours mal vécu autant la perte de sa foi, à l’adolescence, sous le triple effet de la surdité, de la puberté et d’une lecture trop précoce de Pascal, que le fait que le recouvrement de celle-ci fût devenu, contre son gré, un enjeu politique. à cet égard, je pense que les deux points de vue de Gérard Leclerc (photo) et Jean-Marc Joubert se complètent plus qu’ils ne se contredisent. Ah! s’il avait menti, bien des ennuis lui eussent été évités, ainsi qu’à l’Action française.


Précisément, la condamnation de celle-ci par Pie XI en 1926 — qu’Émile Poulat se refuse à considérer comme d’ordre proprement doctrinal — a été un des moments les plus douloureux de la vie de Maurras et des militants de son mouvement. à ce propos, la question de la collaboration de Jacques Maritain à l’entreprise maurrassienne n’aurait-elle pas pu être soulevée  ? Il a joué un rôle sans doute plus complexe qu’on ne l’a dit, en ces moments tragiques…


C’est certainement une absence regrettable, due au fait que la «  défaillance  » (du point de vue de l’AF) de Maritain, aux premiers jours de 1927, n’a, encore aujourd’hui, été ni admise ni, surtout, pensée en tant que telle, que ce soit par les disciples de Maurras… ou, peut-être, par Maritain lui-même. D’où par exemple les rapports intellectuels ambigus et douloureux d’un Pierre Boutang avec l’auteur d’Humanisme intégral, livre dirigé avant tout contre le «  nationalisme intégral  » de Maurras, pour qui, évidemment, on ne pouvait opposer les deux. Et puis quel dommage pour l’approfondissement thomiste de la pensée maurrassienne  ! Peut-être avons-nous reculé devant la tâche de confier un article, nécessairement très limité, à une aussi vaste question qui appelle un traitement de fond, lequel, à mes yeux, reste à entreprendre. Le temps est peut-être venu à ces deux traditions de renouer le dialogue.


Peut-on considérer par exemple Pierre Boutang, de par l’originalité de son œuvre, comme un authentique disciple de Maurras  ? Le maurrassisme doit-il être considéré en ce sens comme une tradition vivante  ? Qu’est-ce qui fonde à vos yeux son actualité  ?


http://cerclepierreboutang.files.wordpress.com/2007/06/boutangportrait.jpgJe vois les rapports de Boutang (photo) à Maurras comme ceux de Platon à Socrate, entre piété filiale et infidélité créatrice. Maurras n’a jamais quitté l’horizon de Boutang, qui essaya de fonder avec ses voies, et sa foi, les intuitions maurrassiennes, en les dépassant aussi.
Maurras ne cessait d’enseigner que la tradition, pour être féconde, devait être critique. Demeurent son souci de l’être, de l’être social comme de l’être politique et, plus transcendantalement, cet amour de la Vie et de la Beauté. Vous me direz que notre époque a malheureusement tourné le dos à l’un comme à l’autre. Cela n’en rend Maurras que plus actuel encore: par-delà certains combats datés — parmi lesquels, personnellement, je ne range pas la monarchie —, on trouve chez lui des leçons pour ne pas désespérer.


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L’Herne - «  Maurras  » (avec repères biographiques et cahier iconographique)  », 392 pages, 39 e.

Charles Maurras, La Bonne mort, préface de Boris Cyrulnik et introduction de Nicole Maurras, L’Herne, coll. Carnets, 88 pages, 9,50 e.

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