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Mort d'un bon compagnon de route

11 Avril 2012, 23:46pm

Publié par AF Provence

    Raymond AUBRAC, qui vient de mourir à l'âge respectable de pratiquement 98 ans, est couvert d'éloges par les journalistes et les hommes politiques. Il est vrai qu'il existe des raisons de célébrer cet authentique résistant, animateur du réseau Libération-Sud, arrêté en même temps que Jean Moulin et qui réussit à échapper aux griffes de Klaus Barbie.

 

    Mais il est peu question du rôle qu'il joua ensuite. Il fut aussi un homme de pouvoir, en Provence, lors de la Libération.

    Après le débarquement de Provence, le 15 août 1944, Aubrac arriva à Marseille le 24 août avec le titre, donné par de Gaulle, de commissaire régional de la République. La bataille pour la libération de la ville dura jusqu'au 28 et fut gagnée grâce à la conjonction des résistants locaux et des troupes françaises venues d'Afrique du Nord.

Libération Marseille

Photo du défilé de la victoire le 29 août 1944, prise sur le Quai des Belges. De gauche à droite: André Diethelm (commissaire à la Guerre), Emmanuel d'Astier de La Vigerie (commissaire à l'Intérieur, et ancien membre de l'Action Française), le général Jean de Lattre de Tassigny et le général Joseph de Goislard de Monsabert (dont la main gantée cache en partie le visage de Raymond Aubrac).

 

 

    Le contexte était délicat car de Gaulle voulait alors désarmer les communistes qui avaient profité de la Libération pour établir des contre-pouvoirs dans certains départements.

 

   A l'époque, Aubrac n'était pas encore identifié comme proche des communistes. Mais il va diriger Marseille en s'appuyant largement sur la CGT, très forte à Marseille, et sur les communistes locaux, en particulier Jean Cristofol.

    Pour mener l'épuration de la police locale qui avait été largement favorable au régime de Vichy, Aubrac institua le 23 août 1944 les Forces républicaines de sécurité (FRS), précurseurs des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) qui seront mises en place sur le plan national le 8 décembre 1944.

    Les FRS recrutaient essentiellement dans les rangs des Francs-tireurs et partisans et des milices patriotiques, unités armées communistes qui seront dissoutes par décret du 28 octobre 1944. Les 3.100 policiers des FRS, devenues CRS, seront dirigés par les communistes jusqu'en 1947 où leur rôle dans l'émeute communiste et le saccage de la mairie de Marseille le 12 novembre entraînera leur suppression.

    Mais, grâce à Aubrac, la République possède une force de frappe pour défendre le régime. Les militants royalistes peuvent parfois s'en rendre compte.
    Aubrac soutint également le mouvement de gestion ouvrière des entreprises animé par Lucien Molino, cadre communiste et secrétaire de l'Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Entre le 10 septembre et le 5 octobre 1944, il ordonna la réquisition de quinze entreprises comprenant au total 15.000 ouvriers. Les directeurs étaient nommés après accord de la CGT mais, aussi, on institua des cours de syndicalisme et des permanents syndicaux et politiques furent rétribués par les entreprises.
    En tant que commissaire de la République, il dirigea également l'épuration dans toute la région provençale et réclama ainsi l'arrestation de l'écrivain Jean Giono qui surviendra le 8 septembre 1944. Il appliqua ses importants pouvoirs à sa façon, écrivant dans ses Mémoires: "Je me donnais une règle claire: je n'exerçais le droit de grâce qu'en l'absence de risque  de troubles de l'ordre public", sans s'occuper de véritable justice.

    Tous ces excès l'opposeront de plus en plus aux socialistes de Gaston Defferre qui, soutenu par les démocrates-chrétiens, obtiendra son déplacement en janvier 1945.

    Dans le reste de sa carrière, il resta un bon "compagnon de route" des communistes, par exemple en étant un ami proche du dirigeant vietnamien HO-CHI-MINH.


A la fois résistant courageux et crypto-communiste, Raymond Aubrac est un symbole des tourments d'une France frappée par une guerre que la République n'avait pu éviter.

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Tristesse

10 Avril 2012, 19:10pm

Publié par AF Provence

Nous avons appris le récent décès brutal, pendant la Semaine Sainte, de Magali CINOTTI. Dernière fille de Maître Gérard de GUBERNATIS, elle laisse un mari et quatre enfants très jeunes.

Elle sera inhumée dans le caveau familial à Nice jeudi 12 avril à 15 h 30.

L'Action Française-Provence adresse à son époux et à la famille de GUBERNATIS, qui a si souvent montré son attachement aux idées royalistes, ses plus vives condoléances.

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Militantisme en Fac des Lettres

10 Avril 2012, 17:09pm

Publié par AF Provence

Pic-0416.jpgLes étudiants d'Action Française présents à la Fac des Lettres d'Aix en Provence n'hésitent pas, malgré l'état d'esprit très largement gauchiste de cette Fac, à maintenir, depuis le début de l'année, une présence royaliste et patriote sur le terrain.

 

 

 

 

Pic-0417.jpg

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Maurras, homme de haine ou de pitié?

9 Avril 2012, 00:01am

Publié par Michel Franceschetti

   Lire le numéro d'avril du mensuel "L'Histoire" est un exercice à la fois particulièrement irritant et profondément désarmant pour un maurrassien. Nicolas BALIQUE y présente les positions politiques de Charles MAURRAS pendant l'ensemble de la durée de la seconde guerre mondiale.

L'Histoire couvertureLa couverture du magazine peut être agrandie en cliquant dessus.


   La lecture est irritante dès le titre que l'on découvre en couverture: "Maurras, prisonnier de ses haines". L'idée principale est que, entre 1940 et 1945, MAURRAS n'a pas voulu voir les réalités et est resté enfermé dans des haines anciennes, celle de l'Allemagne "l'ennemie n°1", celle de l'Angleterre "l'ennemie héréditaire", celle de la République. Bref, un vieillard hypocondriaque.

   Mais la lecture est également désarmante car l'article n'est pas, contrairement à ce qui est souvent publié, un tissu de contre-vérités. Nicolas BALIQUE est l'auteur d'une contribution sur le procès de 1945 dans l'excellent Cahier de l'Herne consacré au maître de l'Action Française (voir l'analyse de Michel FROMENTOUX en cliquant ICI). Tout ce qu'il met en avant est parfaitement exact. Il évite de qualifier sommairement le théoricien royaliste de "collaborateur" avec les Allemands. 

   En fait, Nicolas BALIQUE a le tort d'insister sur les haines en oubliant qu'elles viennent en réaction du grand amour que cet écrivain martégal avait pour sa petite et sa grande patrie, pour ses voisins, pour ses compatriotes.

   Voici quelques années, les royalistes marseillais de l'U.R.P. avaient édité une brochure sur "Les leçons de Charles Maurras: le patriote, le stratège, le contre-révolutionnaire". La partie sur "le patriote" était signée Daniel LAROUMAN .

  Il y était montré que "le patriotisme maurrassien n'est pas un simple raisonnement mathématique, desséché et égoïste", car il est composé de "la reconnaissance du chef-d'œuvre qu'est la nation française", de "l'inquiétude au sujet de la fragilité de cette nation" et "c'est également la PITIÉ". La brochure illustrait cette idée de pitié par un paragraphe contenant plusieurs citations que nous recopions ici.

 

   C'est également la pitié. "Le patriotisme, quand la raison l'éclaire, n'est que le synonyme de la pitié la plus profonde." ("Action Française", juin 1914). Charles MAURRAS prévoit en 1913, dans "KIEL et TANGER', que le gouvernement républicain entraînera "500.000 Jeunes Français couchés, froids et sanglants, sur leur terre mal défendue". Pierre BOUTANG a écrit, dans l'ouvrage cité plus haut, ("Maurras, la destinée et l'œuvre") qu'il a vu la pitié de MAURRAS lors de l'été 1939, "quand la République, qui avait envoyé nos pères à la lente gloire et à la mort, ne nous destinait à celle-ci que par exception, mais tous, et d'abord les héritiers de Verdun, à la honte". Dès 1932, MAURRAS avait déjà écrit: "Depuis quelques années, il nous est impossible de voir passer dans la rue un jeune homme sans nous demander si la commune loi politique du monde lui permettra de remplir son destin et d'achever sa vie normale. La vie ressemble à un défilé de condamnés à la mort prochaine."

 

   Ces propos ne sont pas celui d'un homme rempli de haine. Sans être un maurrassolâtre fanatique, on peut reconnaître que Charles MAURRAS, s'il a détesté, a aussi pu sourire, aimer et pleurer.

 

       Maurras chapeau  Maurras sourire

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Très joyeuses Pâques

8 Avril 2012, 06:48am

Publié par AF Provence

Pâques

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L'Europe joue contre la Corse et contre la France

7 Avril 2012, 18:58pm

Publié par AF Provence

Aucun doute n'est permis. La société VEOLIA veut absolument se dégager de la SNCM, la compagnie maritime qui assure le service avec la Corse et le Maghreb.

Début mars, Gérard Couturier, président du conseil de surveillance de la société, avait proposé de céder celle-ci à la CTC (Collectivité Territoriale de Corse) pour 1 euro symbolique.

Maintenant, la même personnalité donne au quotidien "La Provence" du 6 avril un entretien où il précise que VEOLIA désire racheter les actions détenues par l'Etat, mais pour les céder à un fonds rattaché à Natixis.

http://endirectdubourbier.files.wordpress.com/2010/07/titanic.jpgCette recherche de porte de sortie est liée à la suppression de la délégation de service public par la région Corse et à la procédure lancée par la Commission européenne. Si les fonds qui ont été versés à la SNCM par l'État durant la période 1990 à 2006 sont requalifiés en aides, il faudra rembourser de 30 à 50 millions d'euros à l'État. Mais la vente d'un ou deux bateaux serait inévitable ainsi qu'un plan social qui provoquerait 800 licenciements. Cette perspective n'est pas agréable pour un sud-est où le chômage est déjà important.

Un tel risque est bien  caractéristique de la monstruosité du système économico-politique qui étrangle la société française. Passe encore que VEOLIA, comme toute grande société capitaliste, veuille gagner de l'argent pour faire plaisir à ses actionnaires. Attitude vieille comme la Bourse.

Mais les technocrates bruxellois, aveuglés par leur monstre idéologique à deux têtes (l'européisme et le libéralisme), font une chasse continuelle à tout ce qui pourrait être initiative nationale. Ils trouvent une jouissance merveilleuse quand ils peuvent étrangler encore un peu plus un gouvernement. Qu'importe que des centaines de personnes pointent au chômage et que leurs familles tombent dans l'assistanat et les aides sociales, pourvu que l'idole Europe puisse briller encore plus fort! De plus, l'affaire SNCM serait un coup double car sa disparition gênerait les relations entre la Corse et le continent.Les habitants de l'Ile de Beauté comprendraient alors que leur avenir ne passerait plus par la France mais par l'Europe des régions.

L'Europe, c'est l'Argent. L'Europe, c'est la destruction de notre communauté naturelle qu'est la Nation.

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L’AF s'étend

7 Avril 2012, 00:48am

Publié par AF Provence

  AF Reims

 La nouvelle section de Reims se consolide.

Après la création d’une section AFE/AFL dirigée par Alexis Breton, nous avons un nouveau délégué, Raoul Dauphine, connu pour la mascotte de l’AFE, X-Royco.

Et maintenant un nouveau blog pour faire connaître nos idées dans la réfgion champenoise : http://actionfrancaise-reims.over-blog.org/

Si vous voulez prendre contact avec la section de Reims :

- Délégué : Raoul Dauphine champagne@actionfrancaise.net

- Responsable AFE/AFL: Alexis Breton reims.etudiants@actionfrancaise.net ou 06.35.32.85.54

 

 

Par ailleurs,

Une section AFE/AFL vient de se créer à Versailles.
Si vous voulez la rejoindre, n’hésitez pas à contacter le responsable étudiant, Stanislas Morel: etudiants.versailles@actionfrancaise.net

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Après la mort de son directeur, faut-il brûler Sciences Po?

6 Avril 2012, 00:24am

Publié par AF Provence

   Compte tenu du décès de Richard Descoings, le très contestable directeur de Sciences-Po, regretté, avec force larmes de crocodiles, autant par l’UMPS que par les nouveaux chiens de garde du système, le site du CRAF (http://www.actionfrancaise.net/craf/) a tenu à publier dès aujourd’hui l’article que "L’Action Française 2000" n° 2837, en kiosque vendredi 6 avril, consacre aux réformes visant les grandes écoles. R. Descoings, encore vivant au moment de sa rédaction, y est traité au présent...

   Cet article, signé Philippe Bernard, dénonce la disparition de la culture générale à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et se termine ainsi:

"Sciences-Po donne à la société un signe inquiétant, comme s’il ne valait plus la peine de développer le sens critique chez tout le monde. Dans Homère et Virgile, il y a toute l’histoire de l’humanité et de ses vicissitudes, et une histoire accessible à tous. N’est-ce pas le rôle fondamental du système éducatif, à quelque niveau que ce soit, que de donner au plus grand nombre l’accès aux trésors de l’humanité et de multiplier ce terreau dans lequel l’intelligence pourra se développer ?"

  

L'ensemble du texte est disponible en cliquant ici.

 

sciences po

   L'absence de sens critique et d'intelligence était déjà montrée du doigt dans "AF Université", le journal des étudiants royalistes qui, dans son numéro de février 1969, titrait: "Faut-il brûler Sciences Po?". L'auteur du texte, Bertrand Renouvin, y montrait l'attitude de l'élève-type:

   "Ne pas se mouiller, être toujours de l'avis du supérieur, constituent ses règles d'or. Et rien n'est plus triste que de voir des garçons de 20 ans renoncer à leur personnalité, et parfois renier leurs idées, pour parvenir à une situation où le conformisme compte plus que toute autre chose".

Il concluait:

   "Alors, réformer l'Institut d'Etudes Politiques? Ce serait insuffisant. Le détruire? C'est peut-être la solution".


Malgré le temps passé, il n'y a rien à changer à ce texte.

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Des réponses simples à des petites questions

5 Avril 2012, 00:01am

Publié par AF Provence

Les manifestations de protestation contre le colloque sur la France et l'Algérie qui se tenait à Marseille, au théâtre de La Criée, les 30 et 31 mars et 1er avril ont pu surprendre et entraîner quelques petites questions.

Criée-1

Pourquoi s'opposer à ce colloque?

   Parce qu'il n'était pas un colloque impartial. Organisé par l'hebdomadaire "Marianne" et un journal algérien, il réunissait essentiellement des anciens terroristes du FLN et des historiens ou personnalités de gauche. Le point de vue des pieds-noirs et des partisans de l'Algérie Française était totalement ignoré. Ce soit-disant "colloque" était en réalité une initiative anti-française.

Criée-2

A quoi servait-il de manifester devant le lieu de la réunion?

   A montrer que l'on n'était pas dupe de cette fausse objectivité. Il n'était pas question d'utiliser la force pour empêcher cette réunion. Les méthodes de nervis sont à laisser aux gauchos de tout poil qui ont une grande expérience dans la mise à mort de la liberté d'expression.

Criée-3

Etait-il vraiment nécessaire que des royalistes soient présents à cette manifestation?

   L'Action Française a pour vocation de défendre la nation française. Notre passé fait partie de notre identité. Mais l'on assiste à une vaste opération de décervelage qui, à coup de lois mémorielles et de repentance, travestit complètement notre Histoire et coupe les jeunes générations de leurs racines. Le créneau historique est essentiel et nous ne le lâcherons pas. C'est pour cette raison que nous tenons à marquer les 600 ans de la naissance de Jeanne d'Arc.

   Bien sûr, l'A.F. n'est pas une association commémorative mais un mouvement politique qui se préoccupe des difficultés qui assaillent les Français. Il défend la nation pour faire avancer la solution royale.

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La France, plus que jamais, a besoin de chacun d’entre nous.

2 Avril 2012, 21:50pm

Publié par AF Provence

Nous savons bien que l’élection présidentielle ne changera rien ou pas grand chose dans l’avenir incertain qui nous est promis. Nous savons bien que les « élites » qui sont censées présider à notre destinée n’éprouvent aucun intérêt pour notre pays.

Ce sont tout au plus des gestionnaires qui ont opté pour la « politique » au lieu du marketing ou des placements financiers. Ils font carrière et quel que soit l’avenir de la France, le leur est assuré.

En quoi Jeanne d’Arc peut-elle les intéresser ?

Nous fêtons depuis trois mois, dans l’indifférence générale, le six-centième anniversaire de la pucelle d’Orléans. Les médias ont abordés, parcimonieusement et dans de rares émissions tardives en soirée, le thème sous l’angle historique avec les controverses que l’on sait.

Il s’agit donc pour nous de remettre l’héroïne nationale au centre de la politique française, plus qu’un exemple elle est une injonction lancée aux Français.

Elle est la voix qui nous commande de nous dresser pour notre patrie.

Le meilleur moyen de redresser notre nation passe par Reims, nous le savons, elle nous l’a montré et nous faisons de la politique pour cela. Nous combattrons pour chasser les parasites qui accaparent indûment, même pas le pouvoir, mais les postes de veules serviteurs des oligarchies supranationales.

C’est pourquoi nous serons tous présents les samedi 12 et dimanche 13 mai prochain, deux journées entièrement Johanniques et d’Action française, auxquelles sont conviés tous les patriotes.

Nous appelons tous les militants et sympathisants à se mobiliser pour ces deux jours, non seulement eux-mêmes, mais familles et amis.

La France plus que jamais a besoin de chacun d’entre nous.


Olivier Perceval,

secrétaire général de l’Action française

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