Pour télécharger le nouveau numéro d’Insurrection: cliquez iciCommuniqué de la Fédération Royaliste Provençale
La campagne électorale s'est caractérisée par l'émergence d'une volonté désormais majoritaire de l'opinion de réveil français et de retour aux valeurs nationales et identitaires.
Les trois candidats susceptibles d'être élus, chacun à leur manière, ont donc été amenés à reprendre cette aspiration à leur compte et l'ont mise au centre de leurs discours électoraux. Drapeaux, "Marseillaise" et célébration de Jeanne d'Arc pour Ségolène ROYAL; rassemblement national des énergies et des compétences pour François BAYROU; retour aux valeurs traditionnelles (autorité, ordre, travail, identité nationale) pour Nicolas SARKOZY. La crise que connaît la France est si profonde que, en effet, l'urgence d'un réveil national apparaît clairement aujourd'hui à une majorité de Français.
Mais l'identité nationale que les Français veulent sauvegarder et celle que les candidats évoquent sont de nature différente. Les Français pensent à l'identité nationale, historique et concrète de notre peuple; les politiques la définissent par des concepts abstraits: les Droits de l'Homme; la laïcité; les grands principes républicains. Or, on l'a bien vu, ces principes abstraits ne sont pas de nature à enrayer le processus de dissolution de l'identité nationale dont les Français ne veulent pas.
Telle nous apparaît l'ambiguïté, le paradoxe et le malentendu de cette élection présidentielle.
Les royalistes auront donc toute liberté de voter, quoi qu'il en soit sans illusion, pour celui des candidats qui leur paraîtra la moins mauvaise des solutions pour la France, ou le plus proche de leurs idées.
Les royalistes proposent aux Français le recours à une solution royale. Le chef de l'Etat, prince français, héritier de la dynastie capétienne, pourrait en effet être réellement, et lui seul, l'homme de la Nation et le garant de l'identité nationale que les Français recherchent en vain dans le cadre de la présente élection présidentielle.
Insurrection N°62 est sorti!
Au sommaire:
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Mardi 9 janvier avait lieu à Aix-en-Provence le premier café politique de l’année 2007.
Le thème du jour était la nation et les enjeux du monde actuel ; un débat d'une heure a suivi le bref exposé de M. Antoine de Crémiers. Les JRP étaient là pour débattre de cette question essentielle.
Nous vous proposons ici un bref compte rendu des questions abordées, des problèmes posés et des remarques apportées par les diverses interventions.
La nation est-elle la réponse aux enjeux du monde actuel ?
Devons-nous penser à la disparition possible des nations ?
L'Histoire nous montre que les civilisations sont mortelles. A la notion de nation est liée celle de communauté. Une nation peut être définie comme une communauté humaine sur un territoire. Il faut aussi prendre en compte le sentiment d’appartenance et une histoire commune. La nation permet de rompre l’isolement de l’homme et en fait un être social. Chaque membre entreprend une construction intellectuelle de la nation et nous pouvons dire qu’il y a un attachement charnel des membres à cette dernière.
Aujourd’hui, cette communauté n’existe peut être plus. L’empreinte de la religion catholique sur nos repères disparaît peu à peu (ouverture des commerces le dimanche par exemple). Est-ce que la nation est un cadre définitif ? Une structure figée ? Pourquoi ne doit-elle pas être remise en cause ? Est-ce que cette évolution est souhaitable ? Et est-ce que ça peut évoluer sans déstabiliser les hommes ?
Nous vivons une mutation considérable. L’idée même du sacrifice (pour la patrie, pour l’honneur…) n’est même plus pensable. Côté religieux, on apprend que sur 50% des personnes qui se déclarent catholiques, seulement 8% vont à la messe régulièrement. De plus, sur ces mêmes 50%, la moitié déclare ne pas croire en Dieu.On observe là le démembrement de la culture catholique.
Les Français croient-ils encore à la politique ?
Avec la sacralisation de la sphère privée, on voit la montée en puissance de l’individualité. Qu’est-ce que ça change sur le politique ? On perd de vue l’économie et les grands domaines (politique étrangère, défense, culture française…) au profit « d’aider les hommes à s’épanouir ». Ce glissement du discours politique conduit à une élimination de « La France », on se préoccupe toujours plus des conditions de vie des français. Les gens sont attachés aux questions qui les concernent personnellement plutôt qu’aux grandes lignes pour le pays. Hannah Arendt nous dit que la disparition du politique entraîne la disparition des sociétés. La nation, la patrie sont devenues des entités floues. Est-ce que c’est la une question secondaire ou essentielle ?
Nous, jeunes royalistes provençaux, français avant toute chose, nous devons croire à la pérennité de la nation. Nous voulons défendre ce cadre de notre histoire, de notre culture, de notre vie qui nous est si cher. Cette lente construction de nos rois capétiens ne doit pas sombrer dans les méandres du tout mondial ou du tout économique.
Le débat se poursuivra mardi 6 février autour du thème : les institutions politiques de la France.
La soirée s’est poursuivie de façon conviviale autour d’une galette des rois et d’un verre de vin blanc. Prochain rendez-vous du café politique est donc fixé au 6 février !
:: Clairette ::
Nous vous conseillons de feuilleter- à l’occasion - le journal Décroissance pour son ton plutôt agréable et ses critiques de la société consumériste et productiviste ainsi que ses mises en garde contre les dangers écologiques qui pèsent sur notre planète. Mais en dehors de ces questions ô combien importantes, Décroissance reste une feuille de choux gauchisante lambda. Exemple type du sophisme* politique déniché dans l’article « Pourquoi nous sommes démocrates » du dernier numéro :
« Que la démocratie représentative soit (pour beaucoup d’entre nous) une forme subtile de la domination de classe ne doit jamais faire oublier qu’elle est en même temps un progrès majeur, en témoignent les siècles de combat pour faire tomber les têtes couronnées et étendre le suffrage universel. »
Il faut savoir reconnaître la qualité humaine du courage, en particulier celui de combattre pour ses convictions, jusqu’à la mort s’il le faut. Mais enfin, un tel sacrifice donne-t-il ipso facto une valeur particulière aux idéaux défendus ? Des hommes sont morts au service du Reich de mille ans, d’autres au service de la révolution prolétarienne. D’autres encore ont donné leur vie pour « éradiquer le peuple vendéen ». De tels engagements, aussi tragiques qu’ils peuvent être, ne confèrent en rien une qualité supérieure aux idéologies qui les sous-tendent.
Il faut d’autant plus se méfier de ce genre de logique spécieuse que la bienpensance a souvent tendance à réécrire l’histoire à sa guise : récemment les JRP participaient à l’hommage national aux harkis ainsi qu’à la commémoration du 11 novembre organisés à Aix-en-Provence ; nous avons pu y entendre que les harkis et les poilus « se sont battus et sont morts pour les valeurs de la république »…. Ah bon ?
* Raisonnement qui n’est logiquement correct qu’en apparence, et qui est conçu avec l’intention d’induire en erreur.