Agit Prop

Mardi 11 avril 2006
Par Pvlatortue
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Samedi 17 juin 2006

On a aimé...

 On aime moins...

Par Pvlatortue
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Dimanche 18 juin 2006

Par Pvlatortue
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Jeudi 22 juin 2006
Par JRP
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Mercredi 19 juillet 2006
 

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Debat ma fenestro
At oun auselou
Touto la ney canto,
Canto sa cansou


Refrain:
Se canto que canto,
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'ès alen de you.

2. Aqeros mountagnos
Que tan hautes soun,
M'empéchoun de beyre
Mas amours oun soun.


Refrain

3. Bassasbous, mountagnos
Planos, aoussasbous
Per que posqui beyre
Mas amour oun soun.


Refrain

4. Aqeros mountagnos
Tan s'abacheran,
Et mas amourettos
Se rapproucharan.


Refrain

Dessous ma fenêtre
Il y a un oiselet
Toute la nuit chante,
Chante sa chanson


Refrain:
S'il chante, qu'il chante,
Il ne chante pas pour moi,
Il chante pour ma mie
Qui est loin de moi..

2. Ces fières montagnes
Qui sont si hautes,
M'empèchent de contempler
Les traits de mon amour.


Refrain

3. Baissez vous montagnes,
Plaines, haussez-vous,
Que mes yeux s'en aillent
Où sont mes amours.


Refrain

4. Ces chères montagnes
Tant s'abaisseront,
Qu'à la fin ma mie
Mes yeux reverront.


Refrain

Par JRP
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Samedi 5 août 2006
 
Par JRP
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Dimanche 6 août 2006
Par JRP
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Mardi 8 août 2006
Par JRP
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Vendredi 11 août 2006
Par JRP
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Lundi 4 septembre 2006

Aix-en-Provence

de Gaston Charbonnier « rêver sa vie vivre son rêve »


Je t’ai revue enfin, belle cité dormante
Qui dans tes bras fervents berce le souvenir,
Des ombres du passé pure et jalouse amante
Dont le cœur ne saurait faillir !

Pris au charme profond des heures disparues
Insensible aux assauts du progrès inconstant,
Ton visage demeure au long des vieilles rues
Immuable à travers le Temps.

En toi rien n’a changé, pas un arbre, une pierre,
Tu restes dans un rêve éternel et très doux,
L’âme mélancolique à l’ombre des paupières,
En murmurant « souvenez-vous ».

Tu rêves dans ta pompe et dans ta solitude,
Toute chose en ta vie aux gestes cadencés,
Où dans le grand silence, un silence d’étude,
S’élèvent les voix du passé…

Moi, je songe au bord frais d’une de tes fontaines
Qui mouille, en bruissant, la mousse d’un rocher,
Et c’est comme l’écho d’une époque lointaine
Qui dans son flux vient s’épancher.

Tes vieux hôtels ont su garder, fiers et sans rides,
Leurs fronts sculptés, leurs arabesques, leurs rinceaux,
Les muscles contractés de leurs cariatides,
Leurs chimères, leurs lionceaux…



Oui, vous voici, dressant vos hautaines façades,
Hôtel de Ribbe, ou d’Espanet, aux purs décors.
Vos beaux pilastres corinthiens, Lestang-Parade,
Surgissent des grands siècles morts !

Vos salons lambrissés, magnifiques et vastes,
Fleurent l’iris, l’étoffe ancienne, le vieux bois,
Et ce parfum discret accueille en votre faste
Les pèlerins de l’Autrefois.

Vous souriez, charmant pavillon de Vendôme,
Fin et rythmé dans vos grâce, dans vos atours,
Dans ce parc vaporeux où glissent les fantômes
De mystérieux amours…

Lieu de calme, lieu de ferveur, lieu de pensée,
Rien ne trouble, Aix, la paix de ton recueillement.
D’une main de douceur tes minutes tissées
Coulent harmonieusement.

J’aime tes murs dorés, les toits aux roses tuiles
D’où pointent vers le ciel tes clochers vigilants,
Et ce rive léger que sèment par la ville
tes chèvres tintinabulant.


Mes souvenirs surtout s’émeuvent et font halte
Quand j’écoute vibrer au plus doux de mon cœur.
Le long des soirs, vos carillons, Saint Jean de Malte,
Et vos angélus, Saint Sauveur !…

De prière ennoblie et de fleur de lys ceinte,
Pensive et recueille en un demi sommeil,
Dans ton âme jamais l’âme ne s’est éteinte
De notre vieille France, et sous le gai soleil
Que verse la Provence à tes fils, ville sainte,
A pas égaux le temps chemine, et l’heure tinte
D’un son très pur, toujours pareil.

*Merci à Zorgzorg

Par JRP
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