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L’Action Française 2000: Ni Sarkozy, ni Hollande ! TOUS À JEANNE D’ARC les 12 et 13 mai !

2 Mai 2012, 12:35pm

Publié par AF Provence

Sous la plume de François Marcilhac, le numéro 2839 de "L’Action Française 2000", en kiosque le jeudi 3 mai 2012, publie la position du journal royaliste sur le second tour de l'élection présidentielle. En voici le texte.


    « La politique du pire est la pire des politiques », disait Maurras. Or le pire, nous l’avons, aflogo19qu.jpgavec un second tour opposant Nicolas Sarkozy à François Hollande.  N’étant pas républicains, nous ne saurions être déçus ni en colère. Non que nous soyons fatalistes, loin de là ! Sinon, à quoi bon s’engager à l’Action française ? Désespérés ? Encore moins ! C’est un droit que Maurras nous a définitivement retiré. Mais les résultats du premier tour vérifient cet autre adage, selon lequel le suffrage universel est naturellement conservateur, à savoir qu’il conserve l’existant, en qualifiant les deux finalistes imposés par le système politique, financier et médiatique autrement nommé “pays légal”. Toutefois, ces résultats révèlent, avec quelque 20 % des voix et 7 millions de suffrages pour les deux candidats qui manifestaient leur attachement à la France et leur refus du mondialisme, la persistance d’un fort courant populaire et national, opposé au courant cosmopolite et délétère qui, de toute façon, le 6 mai au soir, triomphera, quel que soit le vainqueur.

   L’Action française, pas plus en 2012 qu’en 2007, ne saurait choisir entre la peste et le choléra. Car en dépit de ce que nous pouvons lire ici ou là, il est faux de prétendre qu’un des deux candidats serait “moins pire” que l’autre.


UN CHOIX INENVISAGEABLE

   Il est évident que le choix Hollande est inenvisageable, non pas parce qu’il serait “de gauche” — en 2002, Chevènement a pu représenter un espoir qu’il a, du reste, minutieusement sabordé —, mais parce qu’il est le représentant de cette gauche coupée du peuple pour être devenue européiste et cosmopolite, sociétale, immigrationniste et communautariste, dont l’horizon indépassable est l’antiracisme et la soumission aux marchés. Est-il besoin de préciser qu’au nom de notre amour de la France libre comme de notre refus de ce nihilisme profond qui s’exprime à travers le mariage et l’adoption homo, la légalisation de l’assassinat des malades et des vieillards, les recherches criminelles sur l’embryon ou l’avortement “hissé” au statut de simple moyen de contraception remboursé à 100 %, il nous est impossible d’apporter notre suffrage à François Hollande ? Cela ne souffre aucune discussion.

trop tard 2

   Faudrait-il dès lors nous résigner à appeler à voter Sarkozy, pour battre Hollande, comme certains patriotes ou conservateurs l’ont fait dès le soir du 6 mai, sans tirer les conséquences sur la nocivité du régime qui leur impose un choix qu’ils regrettent eux-mêmes ? Leur manque de logique n’est pas un gage de lucidité. Surtout, il faut en finir avec ce réflexe perdant-perdant. Si nous ne pouvons souhaiter la victoire de Hollande, nous ne regretterons pas la défaite de Sarkozy.

 

LES MÉFAITS DE LA DROITE LIBÉRALE

   Entre un pire annoncé, et qui demeure incertain — il y aura le rapport de force issu des législatives puis les incertitudes du quinquennat —, et un pire effectif, qui serait la perpétuation d’une imposture, faut-il se prononcer ? Comme le rappelait Andrea Massari sur le site Polémia, la veille du premier tour : « Les ressorts du vote en faveur des gouvernants UMP sont toujours les mêmes : éviter le pire. Au risque d’avoir installé dans la durée une situation qui n’a cessé de se dégrader au regard de l’identité nationale, de la sécurité publique, de la qualité de l’instruction, de la liberté d’expression, sans même parler des comptes publics : les deux tiers de l’endettement français étant dus à des gouvernements dits de droite et non de gauche. »

   Fermons le ban... non sans avoir auparavant rappelé que c’est bien la droite libérale et non la gauche qui, depuis 1967, n’a cessé ou d’être à l’origine de toutes les dérives sociétales — promotion de la pilule, libéralisation de l’infanticide, remise en cause de l’autorité de l’enseignant et “démocratisation” aussi mensongère que mortifère de l’enseignement avec le collège unique, regroupement familial —, ou de les accompagner — aggravation du PACS avec remise en cause de la spécificité du mariage, théorie du genre au lycée et propagande homosexualiste agressive jusque dans les écoles primaire et ...maternelle ! Quant au lundi de Pentecôte et au dimanche travaillés... merci à Raffarin, merci à Sarkozy, pour ces atteintes à la spécificité chrétienne de la France et à la cohésion familiale.

   L’immigration, alors ? La politique de Sarkozy fut pire que celle de Jospin et la droite libérale n’entend absolument pas remettre en cause le Grand remplacement ethnique imposé par Bruxelles. Du reste, Sarkozy est foncièrement favorable au droit de vote des immigrés.

   Faut-il aussi rappeler que le président sortant a non seulement trahi toutes ses promesses de 2007 mais, de plus, avili la fonction de chef de l’Etat comme aucun de ses prédécesseurs et soumis notre défense et notre diplomatie au service d’une puissance étrangère, sans oublier la forfaiture du traité de Lisbonne ?

sarkhollande

    La démagogie grossière avec laquelle il a tenté, par électoralisme, de reprendre entre les deux tours les thèmes patriotes, sécuritaires et antieuropéistes, ne peut que susciter le plus profond mépris. Non pour les thèmes eux-mêmes, qui expriment tout simplement la volonté d’un peuple de persévérer dans l’être, mais pour l’attitude annonçant les trahisons prochaines.

 

L'IMPOSTURE DE LA RÉPUBLIQUE CONSERVATRICE

   La gauche, précisément coupée du peuple, accuse Sarkozy de conforter le vote Le Pen en reprenant ces thèmes alors que c’est parce qu’il les reprend et, ce faisant, réussit encore à tromper des Français naïfs, que les candidats patriotes ne sont qu’à 20 % ! Ce qu’avoue avec une naïveté d’un ... cynisme confondant Thierry Mariani de La Droite populaire : son groupuscule, reconnaît-il, ne vise qu’à endiguer, c’est-à-dire à stériliser les effets du vote national au service d’un Sarkozy qui, libéré de tout souci de réélection en 2017, trahira d’autant plus aisément cet électorat qu’il le méprise en tant que fondé de pouvoir d’une droite qu’on peut affubler des mêmes qualificatifs que la gauche de Hollande : coupée du peuple, soumise aux marchés, européiste et cosmopolite, immigrationniste et communautariste. Quant aux questions sociétales, on sait qu’il n’y a que l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre Hollande et Sarkozy, dont les entourages sont également gangrénés. Voter Sarkozy, c’est, en plus, courir le risque de se rendre complice de ce à quoi on se refuse viscéralement avec Hollande !

    La victoire de Sarkozy conforterait une imposture — la “république conservatrice” de Thiers, la “société libérale avancée” de Giscard —, dont s’est toujours nourrie la droite libérale pour trahir la nation, le peuple et la société. Sa défaite ouvrira des possibles. Il faudra les saisir, si minces soient-ils : tel sera le devoir des patriotes et, à leur façon, des premiers d’entre eux, les nationalistes d’Action française.

   Au soir du 6 mai, avec Sarkozy ou Hollande, la France, de toute façon, sortira perdante.

france forte

   C’est pourquoi, les 12 et 13 mai prochains, à Paris, nous donnons rendez-vous à tous les Français pour deux journées johanniques. Le 12, des tables rondes et un grand meeting d’Action française rassembleront les patriotes autour d’hommes politiques, d’écrivains, et de militants. Le 13, nous défilerons. Pour le 600e anniversaire de Jeanne, nous devrons être les plus nombreux possibles. Auparavant, le 6 mai, votons — ce sera enfin le moment — : « Pour la France, pour le Roi ! »


François Marcilhac

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