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Les bouffoneries cégétistes au Port de Marseille

1 Avril 2007, 01:12am

Publié par JRP

Crevons-les!

Après avoir annoncé lundi dernier une reprise du travail, le syndicat CGT du Port Autonome de Marseille a reconduit la grève qui vient à peine de s'achever. Le port est donc resté paralysé une vingtaine de jours, plusieurs entreprises ont mis leurs personnels au chômage technique. Pendant ce temps, un gigantesque embouteillage s'est formé au large. Pas moins de 52 navires, dont 30 pétroliers, attendaient en rade et 34 étaient bloqués à quai.

Un vent de panique s'est répandu quant à l'approvisionnement de l'oléoduc, a-t-on pu lire dans Le Monde, qui a estimé à 20% le nombre de grévistes.

Le collectif Bellaciao (pseudo-anarchistes), quant à lui, a estimé à plus de 90% le nombre de salariés en grève pour « la défense du service public et des emplois du port ». La CGT réclamait cinq embauches "réelles", à l’exploitation. La direction en a proposé trois dont la CGT a estimé qu’il ne s’agissait que du "remplacement de départs en retraite programmés". Le syndicat, largement majoritaire dans le port, a réclamé également la retraite à cinquante-cinq ans des salariés en horaires postés…

 En réalité, comme à son habitude ce syndicat qui ne représente que les salariés les plus privilégiés s'est agité pour faire obstacle, selon l'expression consacrée, à la "privatisation rampante" du port autonome. Le fait que GDF souhaite employer ses propres agents pour préserver la sécurité du travail sur le nouveau terminal méthanier, n'a pas semblé être un argument pertinent aux yeux de nos idéologues. Le coût induit par ce nouveau conflit social pourraît s'élever à 1 million d'euros par jour de grève.

Mais tout cela est banal. Prendre en otage le plus de citoyens possible pour faire entendre leur idéologie mortifère et alimenter leur soif revendicatrice jamais étanchée est devenue une habitude bien établie.

La grande inquiétude de nos concitoyens est donc leur réservoir. Cela est normal.

Notre grand désespoir à nous est de voir les valeurs de notre pays tant mises à mal. Nous avons un savoir faire, un personnel qualifié désireux de travailler… que deviendra notre port de Marseille après ces grèves à répétition ? Autre exemple français, la destinée du port de Dunkerque ne nous rassure guère.

Cela fait trop longtemps que la France, sclérosée par des syndicats qui ne représentent qu'eux-mêmes, s’enfonce doucement. Dans ce conflit comme dans beaucoup d'autres, l'intérêt général bien compris commandait que l'on mette fin au plus vite à ce blocage scandaleux. Cet Etat républicain pourtant omniprésent et dont dépend directement le PAM (établissement public), que certains qualifient de  monarchique (sic!) n'en a pas été capable, en 20 jours pitreries. En période électorale on ne brusque pas les salariés, certains salariés plus précisément...

Où est l'arbitre ?

:: Clairette ::

 

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