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L'Ukraine à Aix-en-Provence

29 Avril 2014, 22:10pm

Publié par AF Provence

Le prochain café d'actualités d'Aix-en-Provence,

animé par Antoine de CRÉMIERS,

se tiendra


le mardi 6 mai


au café le Festival, 1 cours Mirabeau,

sur le thème:


L'UKRAINE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI.


Intervention du professeur Louis Martinez.

 

Début de la conférence à 19 h 00.
Accueil à partir de 18 h 45.


Café Ukraine mai 2014

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2 Journées patriotiques : Samedi 10 et Dimanche 11 mai 2014

28 Avril 2014, 13:58pm

Publié par AF Provence

Le CRAF (centre royaliste d'Action Française) vous convie à participer aux deux journées patriotiques des 10 et 11 mai.

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SAMEDI 10 MAI 2014 : RÉUNION PUBLIQUE


THÈME : LE PEUPLE, AVEC :

BÉATRICE BOURGES, porte-parole du Printemps français,

FARIDA BELGHOUL, Présidente de la Journée de retrait de l’école,

PAUL-MARIE-COÛTEAUX, président du SIEL (sous réserve),

JEAN-CLAUDE MARTINEZ, tête de liste de Force Vie aux Européennes (Sud-Ouest), GUILLAUME DE PRÉMARE, ancien président de La Manif Pour Tous,

ARNAUD GUYOT-JEANNIN, écrivain et journaliste,

JEAN-PHILIPPE CHAUVIN, royaliste indépendant,

ET HILAIRE DE CRÉMIERS, directeur de Politique magazine

Notre nation et nos lois sont construites autour du Peuple, tout à la fois fin et moyen du Bien commun. Mais le régime démocratique français, l’union européenne et les grands organismes transnationaux refusent désormais de conduire des politiques pour le peuple, même s’ils prétendent gouverner en son nom. A travers deux tables rondes, la première revenant sur un an de violences d’État et de réactions populaires, la seconde envisageant la possibilité de faire émerger un système réellement représentatif, l’Action Française et ses invités posent la question cruciale : quelle est la place du Peuple en France ?

15H00 - Première table-ronde : « Légitimité(s) populaire(s) : champ(s) d’action(s) »

C’est du peuple que le pouvoir tient son autorité. Mais une fois cette autorité rituellement déléguée, à chaque élection, le peuple perd tout pouvoir de se faire entendre. Défense de la famille, défense de la vie, défense du travail, défense de la propriété, défense du débat, l’État dénie à chacun le droit de s’exprimer et de s’opposer. Démocratie participative, sondages, manifestes, manifestations, désobéissance civile, quels sont les nouveaux champs d’action populaire, quelle a été leur fécondité, comment asseoir leur légitimité ?

 François Marcilhac, directeur éditorial de L’Action française 2000
 Béatrice Bourges, écrivain, porte-parole du Printemps Français
 FARIDA BELGHOUL, Présidente de la Journée de retrait de l’école, écrivain
 Jean-Claude Martinez, professeur de sciences-politique, écrivain
 Guillaume de Prémare, ancien président de La Manif Pour Tous, consultant en communication

16H00 - Deuxième table-ronde : « Pays réel, pays légal : nouvelles modalités »

La vieille distinction maurrassienne paraît gagner chaque année en pertinence, dans le divorce voulu, assumé et même revendiqué entre l’État et le peuple, entre les politiques publiques et les attentes populaires, entre l’affirmation d’un projet démocratique et l’accusation de populisme. Les nouveaux cadres économiques, politiques et sociaux envisagés à terme (nouveaux modes de scrutin, nouveaux découpages territoriaux, nouvelles compétences européennes…) peuvent-ils permettre de réduire la fracture ?

 Philippe Mesnard, journaliste
 Arnaud Guyot-Jeannin, écrivain et journaliste
 Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire
 Stéphane Blanchonnet, président du Comité Directeur de l’AF
 Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine
 Paul-Marie Couteaux, président du SIEL (sous réserve)

19H00 - BANQUET D’ACTION FRANÇAISE

Venez partager un grand moment d’amitié d’Action française. La réputation des banquets n’est plus à faire ! Les chants de combat, les chants royalistes, les chants de traditions,… Au cours de ce banquet Olivier Perceval, secrétaire-général du CRAF et Antoine Desonay, secrétaire-général des étudiants d’AF prendront la parole.

Foyer de Grenelle - 5, rue de la Croix-Nivert - 75015 Paris

 Colloque seul : Etudiants et chômeurs : 6 €, tarif normal : 10 €
 Banquet seul : Etudiants et chômeurs : 16 €, tarif normal : 22 €
 Colloque + banquet : Etudiants et chômeurs : 20 €, tarif normal : 30 €
Chèque à l’ordre du CRAF -


 Bulletin d’inscription (à recopier)

Madame, Mademoiselle, Monsieur : …………………………….………………………………

Adresse : ……………………………..……………………………………………………………

Téléphone : ……….…………………

Courriel : ………………………………………………...……………

Réservation obligatoire.

Renseignements : contact@actionfrancaise.net -  10, rue Croix-des-Petits-Champs -75001 Paris WWW.ACTIONFRANCAISE.NET

jeannedarc2014

DIMANCHE 11 MAI À 10 HEURES PLACE L’OPÉRA :

DÉFILÉ DE JEANNE D’ARC

Paris, 11 mai 2014 : CORTÈGE DE JEANNE D’ARC

TOUS AVEC JEANNE POUR LA FRANCE !

11 MAI 2014, RENDEZ-VOUS À 10 HEURES PLACE DE L’OPÉRA





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La monarchie, de Saint Louis à aujourd'hui.

27 Avril 2014, 20:30pm

Publié par AF Provence

La Provence ne faisant pas encore partie du royaume de France lors de son règne, Saint Louis n'a pas bénéficié de grandes commémorations dans notre région. Le point d'orgue a évidemment été dimanche 27 avril à Poissy, où est né le futur Louis IX, avec la journée présidée par le Comte de Paris, descendant du roi saint. Né et baptisé dans la petite cité le 25 avril 1214, Louis, entouré d’une nombreuse fratrie, y vécut aussi une partie de son enfance.

Cependant, tout près de la Provence, de l'autre côté du Rhône, le roi de France acquit la cité d'Aigues-Mortes qui lui servit de base de départ pour ses deux croisades.

C'est à Aigues-Mortes que le prince Louis d'Anjou s'est rendu vendredi pour commémorer les 800 ans de la naissance de son ancêtre. A cette occasion, un entretien a été publié dans "La Provence", ce qui a permis de rappeler l'actualité de la monarchie.

 

Aigues-Mortes Statue de saint LouisAlors que notre pays semble de plus en plus divisé, quel serait, selon vous, l'intérêt d'une restauration de la monarchie?

L'avantage de la monarchie, c'est précisément de faire l'union. D'ailleurs, ce fut tout au long de l'Histoire le leitmotiv de nos rois: unir, rassembler, lutter contre les intérêts particuliers au profit de l'intérêt général. Un roi, par nature, est au-dessus de tous les partis. Il est au service de tous. Au service de son pays et c'est naturellement qu'il mettra tout en œuvre pour le transmettre à son successeur en bonne santé. C'est la concordance commune d'intérêts qui est l'un des secrets de la réussite du système, et cela est unique et irremplaçable.


Peut-on encore concilier modernité et monarchie, notamment en ce qui concerne  les problèmes de société?

Déjà, on peut constater que des monarchies existent en Europe et, en général, les pays concernés révèlent une adaptation plus dynamique, tant sur le plan social qu'économique. La France est très attachée à son système de protection sociale que Saint Louis aurait sûrement soutenu, lui qui, à l'époque, créait les grands hôpitaux et les premiers fonds de retraite pour les soldats. Mais, pour garder cette protection, il faut être vigilant et lucide. Rien n'est pire que l'utopie. La royauté, elle, s'est construite sur du réel, c'est-à-dire, au départ, une famille, des fiefs, des communes, des artisans, des commerçants,des entrepreneurs, etc.Tout un tissu social travaillant chacun pour soi et pour le bien de tous, grâce à un contrôle minime mais efficace exercé par le minimum d'Etat qu'est la royauté. Ce système donnait ainsi beaucoup de libertés aux individus. Où en sommes-nous avec les libertés?

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L'AF fait peau neuve

25 Avril 2014, 23:11pm

Publié par AF Provence

L’ACTION FRANÇAISE 2000 va changer de présentation. Ce numéro 2884 que vous tenez en main (car il est évident que vous l'avez acheté) est le dernier de son espèce. Pourquoi changer ? Pour apporter aux lecteurs une information plus dense, plus riche, plus dynamique.
af maquette bag

Plus dense avec des articles plus courts ; plus riche avec un dossier systématique ; plus dy- namique en poursuivant la complémentarité entre le site de l’Action française (www.actionfrancaise.net) et son journal. L’Action Française 2000 est un journal "de combat", comme notre nouveau gouvernement : si ce dernier n’a pas encore fait ses preuves, sinon celle d’être tristement semblable aux précédents, notre journal, lui, peut s’enorgueillir de sa longévité et de la permanence de ses engagements.

Depuis sa création, L’Action Française 2000 s’est efforcé d’accompagner le débat intellectuel français, en rendant compte du mouvement des idées et en replaçant constamment la réflexion royaliste comme une perspective normale du débat ; il a aussi examiné la place de la France dans le concert des nations, rendu compte des évolutions géopolitiques et regretté les choix hasardeux ou antinationaux de nos dirigeants successifs ; enfin, il a toujours tenu sa position d’observateur éclairé, refusant le jeu des partis et des adhésions partisanes, se donnant toujours le temps d’exposer les principes et d’analyser les propositions, sans trancher en fonction des passions du moment.

Dans sa nouvelle formule, L’Action Française 2000 poursuivra cette ligne éditoriale, réaffirmant que « tout ce qui est national est nôtre » : l’évolution des institutions comme les nouveaux faits de société, notre souveraineté en souffrance comme l’économie mondialisée, et surtout l’avenir de l’intelligence, comme s’appellera désormais la rubrique consacrée aux idées et aux débats. À la faveur de sa nouvelle formule, le journal accueillera de nouveaux collaborateurs le combat est ancien mais les troupes toujours renouvelées — et ces pages sont un trait d’union. ❑

Et, si vous ne l'avez pas encore, n'oubliez pas d'acheter le dernier numéro de l'Action Française 2000. Il va devenir un "collector"!

AF 2000 dernier

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Saint Louis et notre temps

23 Avril 2014, 21:24pm

Publié par AF Provence

Les cérémonies s'enchaînent pour célébrer le 800ème anniversaire de la naissance du roi Saint Louis. Le 25 avril, le duc et la duchesse de Vendôme rendront hommage au Roi Saint Louis lors d’une cérémonie au Domaine Royal de Dreux. Le 27 avril 2014, Monseigneur le Comte de Paris et Madame la Comtesse de Paris assisteront aux cérémonies de Poissy, lieu de naissance de Saint-Louis.

En 1970, le Comte de Paris de l'époque, père du Comte de Paris actuel, avait publié un texte important à l'occasion du 700ème anniversaire de la mort de Saint Louis. Il y faisait une comparaison entre la société française du XIIIème siècle et la nôtre et montrait les bienfaits de la monarchie. Ce texte, qui fut amplement diffusé sous forme de tract par l'Union Royaliste Provençale avec une introduction explicative, reste toujours important. Seul, le paragraphe sur l'absence d'alternance n'est plus d'actualité. Quant à l'allusion sur l'exclusion des Français votant communiste, elle peut très bien s'appliquer aujourd'hui aux électeurs d'un autre parti qui représente de plus en plus les aspirations populaires.

On voudra bien excuser la longueur exceptionnelle de cet article mais il n'était pas possible de couper ce texte.

riquet st lCliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

 

LE COMTE DE PARIS PARLE A TOUS LES FRANÇAIS

DE "SAINT-LOUIS ET NOTRE TEMPS"

("Le Monde" 25.8.70)

 

L'Union Royaliste Provençale est heureuse de reproduire ci-dessous, l'important article, publié par le Comte de Paris dans "Le Monde" du 25 Août 1970, à l'occasion du septcentième anniversaire de la mort de Saint-Louis.

Comme nous n'avons cessé de l'affirmer, le Chef de la Maison de France se situe au-dessus de tous les groupes, de tous les Français, y compris les Royalistes.

Le Prince, lui-même, rappele avec force cette vocation essentieffement unificatrice de la Monarchie Capétienne qui n'exclut aucune catégorie de Français.

« Décomposée par l'individualisme absolu", dominée par les "divisions institutionnalisées", par « l’escalade permanente du Pouvoir" et donc par les « manœuvres occultes » de l'Argent-Roi", les prétentions abusives de groupes sociaux jaloux de leurs privilèges" et le matérialisme, la société actuelle "ne suffira pas à satisfaire les Français".

Populaire, sociale, soucieuse de la plus "sévère équité", la Monarchie apparait comme le plus moderne et le plus audacieux des Régimes.

Réaliser "dans la République", c’est-à-dire dans l’Etat, l'antique union des "masses populaires" et de la "légitimité" historique française contre "les Féodalités nouvelles", c'est une entreprise de libération nationale à laquelle "tous les Français doivent être conviés".

Ils seront nombreux à entendre cet appel du Chef de la Maison de France.

 

comte de ParisIl n'est pas deux époques plus différentes, apparemment, que celle de Saint-Louis et la nôtre. Notre monde, gouverné par la science et les techniques, qui se veut matérialiste, où l'on ne connaît ni bien ni mal, ne peut que difficilement comprendre un siècle qui fut peut-être celui de la plus haute spiritualité, où le péché était en abomination, et qui reconnut pour héros celui dont tous les actes de la vie et jusqu'à l'holocauste final, n'eurent d'autre principe que la foi: la foi la plus ardente, la plus généreuse et la plus agissante qui s'empara jamais de l'esprit et du cœur d'un homme. La gratuité des dernières croisades, inspirées par le seul amour du Christ, apparaît comme aberrante à notre temps où il arrive qu'on en prêche de nouvelles, pour la défense d'une certaine forme de civilisation, sans doute, mais aussi pour sauvegarder le culte sourcilleux d'un tout autre dieu.

Notre société, décomposée, où triomphe l'individualisme absolu, avec ses apparences égalitaires, son refus du sacré et son pouvoir banalisé, est certes à l’opposé de la société féodale du milieu du treizième siècle, rigoureusement organisée et hiérarchisée, mais couronnée par une autorité légitime, sacralisée, aux vertus évangéliques. Point n'est donc surprenant que ce règne, glorieux entre tous, qui malgré les vicissitudes de l'histoire, demeura si longtemps populaire et ne suscita qu'admiration et respect, soit aujourd'hui tenu pour négligeable, voire dénigré et contesté .

Certaines circonstances du temps de Saint Louis ne sont pas pour autant si éloignées du nôtre. Au jeu des comparaisons, il serait facile d'y trouver des similitudes étonnantes pour ceux qui douteraient de la constance de la nature humaine et du renouvellement des situations qu'elle explique: révolte de puissants mal contents; violences estudiantines ; ébranlement des maîtres, université en péril; poussées anarchiques au mysticisme déclamatoire; prétentions abusives et virulentes de groupes sociaux jaloux de leurs privilèges... Mais ce n'est pas à ces péripéties qu'il faut s'arrêter pour nous sentir plus proches du roi à la conscience héroïque; mieux vaut rechercher dans l'exemple qu'il nous a laissé, dans les enseignements qu'il nous a légués ce qui doit être utile au pays dans le présent, ce qui peut contribuer à assurer son avenir. Cela est bien, je crois, la meilleure manière d'honorer sa mémoire.

St-Louis jubilé

D'abord, il faut constater que tous les principes par lesquels s'est constituée notre vie nationale se manifestent déjà ou sont en germination dans le règne de Saint Louis, « printemps de la France ». Avec Louis IX apparaît vraiment la notion de légitimité fondée sur le respect du peuple et du pouvoir qui le représente, le guide et le sert. C'est de lui que la monarchie capétienne tient son caractère spirituel qui donne à son œuvre de justice, d'unité et d'émancipation sa valeur profonde, et je pense que la France elle-même n'en fut jamais complètement dépouillée car les révolutions héritent et continuent plus encore qu'elles ne détruisent et innovent.

Dans la démocratie formelle, l'accession à la charge suprême est le fait de la compétition dans le style individualiste du siècle dernier; toutefois, il est permis d'espérer qu'un jour, pour en finir avec l’escalade permanente du pouvoir, le moyen sera trouvé d'instituer dans la République une autorité qui ne soit pas seulement légale mais légitime: ce peut être l'exigence naturelle de la société véritablement organique qui doit naître des réalités de ce temps. Pour y parvenir, il n'est d'autre formule que l'enracinement des institutions dans la masse populaire et la participation active des citoyens aux affaires publiques. C'est ainsi qu'un gouvernement trouve ses assises légitimes et par là son indépendance et son autorité. Tiens le peuple « en faveur et amour », c'est le dernier conseil de Saint Louis à son fils, pour que « tes ennemis et adversaires, spécialement tes pareils et tes barons, redoutent de t'assaillir et de méfaire envers toi ».

St Louis Aigues mortes

Saint Louis « ne s'occupait que de justice », c'était là toute sa politique et la raison de la révolution pacifique qu'il accomplit. Les « groupes de pression» de son époque, rebelles à l'unité et à l’intérêt commun, avaient leur propre justice et le roi justicier s'attacha à combattre fermement ce privilège. Les féodaux de notre temps ont retrouvé l'habitude de défier l"Etat, de se faire justice eux-mêmes, de prélever à leur bénéfice la meilleure part des richesses produites par le travail de tous. C'est la tâche des gouvernements modernes d'assurer, avec la « sévère équité » de Saint Louis, une juste répartition des ressources nationales et ensuite de faire respecter par tous l'ordre et les lois. Les mesures sociales, si nombreuses, hardies et ingénieuses soient-elles. ne sont que des palliatifs. La politique à faire est une politique de justice, celle que les papes qualifient de socialiste, celle qui doit mettre le monde du travail à l'abri des caprices de « la fortune anonyme et vagabonde ». Les manœuvres occultes de l'argent-roi, telles qu'elles s'exercent de nos jours, ne sont plus acceptables. Il faut en finir avec les féodalités nouvelles dont le règne est fondé sur la peur qu'elles inoculent au peuple pour le faire douter de son droit et de son destin, pour lui faire accroire que ses intèrêts sont liés à leur puissance et qu'il lui faut devenir conservateur pour garantir les meilleures conditions de vie acquises par les luttes d'autrefois.


carteEn finissant de souder les provinces du Midi à celles du Nord, Saint Louis a créé l'unité territoriale de la France: en posant les premiers jalons de l'œuvre capétienne qui devait, avec les siècles, amener la ruine des féodaux, il a été l'initiateur de l'unité politique de la nation. Après bientôt deux siècles de divisions institutionnalisées, dont nous sa vons les résultats, voici qu'on attend merveille du dualisme politique: mais cette nouvelle imitation des autres restera longtemps, semble-t-il, du domaine des songes: il n'est pas venu le temps où l'alternance à l'américaine deviendra, chez nous, une réalité de gouvernement. Jusqu'à présent, le « fait majoritaire », dont on fait grand cas, a eu surtout pour effet la transmutation du gaullisme en un parti conservateur, ce qui est loin de correspondre à ce qu'on a appelé ironiquement les « rêves unanimistes du général de Gaulle». Pour ma part, je reste convaincu que la recherche de l'unité est bien la conception la plus réaliste, la plus généreuse et la plus nécessaire de notre temps. Saint Louis ne divisait pas pour régner, il régnait pour unir.

Aussi bien, renoncer à nos divisions serait en vérité renoncer à peu de chose, car à quoi d'essentiel tiennent-elles? L'intelligentsia politique française fleurit sans cesse de plans, de programmes, d'idées nouvelles qui ne portent, hélas! jamais fruit. Jadis, il m'est arrivé de tomber dans ce travers: aujourd'hui, je suis convaincu que le but de la politique et le seul moyen de gouverner, c'est d'accorder les hommes en les prenant tels qu'ils sont. C'est là la tâche qu'affectionnait Saint Louis, qui bénissait les « apaiseurs »: ce fut aussi celle de Henri IV, qui n'était guère mystique .

Au moment où il faut réaliser la plus grande et la plus rapide mutation de notre histoire qui bouleversera, qu'on le veuille ou non, nos structures sociales et modifiera radicalement les conditions de vie de chacun, tous les Fran;ais doivent être conviés à réaliser en commun cette immense entreprise, comme naguère le Général de Gaulle sut le faire lorsqu'il s'agit de sauver le pays. Je crois que l'effort gigantesque qu'il va falloir accomplir dans la paix requiert la même unité dans l'action que l'effort de libération exigea dans la guerre. Si les mots ont un sens, la politique d'ouverture et de contrats de progrès ne saurait avoir de meilleure application, il est même évident qu'elle ne pourrait avoir que celle-là: elle ne peut consister, en tout cas, à exclure de l'effort national près d'un quart des Français sous le couvert de l'anticommunisme: il n'est pas possible que l'anticommunisme soit l'alpha et l'oméga de la politique intérieure de la France.

Sans doute sommes-nous fort éloignés de cette unité si nécessaire: trop d'intérêts abusifs, d'idées reçues, concourent à rendre cette politique irréalisable avant longtemps. Pourtant, si nous avions le courage de l'accomplir, par le renouvellement moral, intellectuel, sociologique et politique qu'elle entraînerait, le rayonnement de la France dans le monde serait immense: nous ouvririons ainsi une voie nouvelle qui serait pour beaucoup d'hommes et de peuples celle de l'espoir et du salut.St Louis stylisé

Souvenons-nous que c'est la main d'ivoire du roi à "âme sans détour" qui fit de lui l'arbitre de son temps, le pacificateur de la chrétienté qu'il voulut unir en même temps qu'il fixait les règles de l'indépendance nationale. « C'est quelque chose de touchant et de sublime, écrit un historien de gauche, que le contraste de cette âme si pure, si sereine, si exclusivement dévouée à la religion du devoir, avec les passions égoïstes et forcenées qui se débattaient autour d'elle sans pouvoir la souiller ni la troubler.» Voilà comment et pourquoi le meilleur des Français est celui qui a le plus contribué à la grandeur et au prestige de la France. S'il en est un qui domine notre histoire, c'est lui.

Bien sûr, "de son temps même il ne manquait pas de gens pour le trouver un peu exalté". Les hommes de bon sens ne savent pas toujours percer les secrets de la sagesse. Cependant, la France «croissait de jour en jour en puissance » sous la conduite de ce prince «qui était le moins ambitieux des hommes», et Joinville nous dit que « finalement, par laps de temps, le royaume de France se multiplia et amenda tellement, pour la bonne justice et droiture qui y régnait, que le domaine, censifs, rentes et revenus du royaume croissaient d'an en an de moitié». Comme quoi, loin d'être incompatible avec l'enrichissement d'un pays et l'accroissement du bien-être d'un peuple, la poursuite d'un idéal en est au contraire la condition et le ferment. Je crois qu'il y a là une idée qui mérite réflexion. Déjà, en 1966, je m'inquiétais des excès d'un pragmatisme desséchant. « Il était bon, disais-je, de chasser les fumées de l'idéologie, mais un pouvoir qui voudrait être sans signification morale et politique ne mènerait ni très haut ni très loin: l'homme ne vit pas seulement de pain. »

Nous sommes tous les fils de Saint Louis: quelles que soient les apparences présentes, les Français resteront les pèlerins de l'idéal, la seule recherche de biens matériels ne suffira pas à les satisfaire et n'apaisera pas leur soif de justice.

 

 

HENRI,

Comte de Paris.

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Hollande ignore Pâques

22 Avril 2014, 21:19pm

Publié par AF Provence

Gérard Leclerc est un journaliste, philosophe et essayiste. Il est éditorialiste à France catholique et à Radio Notre-Dame. Il vient d'être interrogé par "Le Figaro" au sujet du nouvel "oubli" par François Hollande de l'existence de la fête de Pâque, un élément supplémentaire dans l'action cathophobe des milieux dirigeants.

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François Hollande oublie Pâques :

faut-il renier les racines chrétiennes de la France ?

Se retranchant derrière la laïcité, François Hollande n'a pas souhaité une bonne fête de Pâques aux catholiques français. On se souvient pourtant qu'il avait adressé ses vœux aux musulmans de France pour la fête de l'Aïd. Deux poids, deux mesures ? 

Hollande et François

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François Hollande n'a pas souhaité une bonne fête de Pâques aux catholiques français. Rien d'étonnant à première vue, car la France est un pays laïque. Néanmoins, on se souvient qu'il avait adressé ses «vœux de bonheur, de santé et de réussite aux musulmans de France» pour la fête de l'Aïd qui clôture le ramadan. Que vous inspire ce deux poids, deux mesures?

Gérard Leclerc: Le salut aux musulmans de François Hollande est de nature opportuniste et politique. C'est une clientèle électorale essentielle au Parti socialiste, qui est en train de lui échapper à cause des réformes sociétales, et qu'il s'agit de bien soigner.

Cela témoigne-t-il d'une hostilité particulière que vouerait le président aux catholiques suite à l'affaire du mariage pour tous, ou plus généralement une indifférence de la classe politique française à l'égard des catholiques?

Gerard LeclercJe pense qu'il s'agit d'un problème propre à François Hollande, mais qui rejoint également une tradition et une culture française. Comme l'a souligné Samuel Pruvot dans son livre "François Hollande, Dieu et la République"(Salvator, 2013), François Hollande s'est éloigné du catholicisme, pourtant prégnant dans sa famille, et retranché dans un agnosticisme fermé à l'égard de toute inquiétude religieuse.

Il rejoint ainsi une tradition française positiviste née avec les Lumières qui ont eu en France une tonalité bien particulière par rapport à d'autres pays européens, celle d'une philosophie antichrétienne et anticatholique qui a débouché sur la déchristianisation entreprise par la Révolution française. De là provient l'ambiguïté fondamentale de la notion de laïcité dont on ne sait pas si elle traduit une neutralité du pouvoir ou la promotion délibérée d'un athéisme d'État.

De l'autre coté de la Manche, David Cameron s'est fait tacler par des intellectuels pour avoir parlé de l'Angleterre comme d'un «pays chrétien». Selon vous, David Cameron a-t-il raison d'assumer le caractère chrétien de son pays?

David Cameron fait preuve d'indépendance et de liberté en osant rappeler de telles vérités. Il y a fort à parier que, hormis la fronde d'intellectuels et d'artistes qui s'est déclenchée contre lui, l'opinion publique, elle, le suit.

En France, il serait très difficile pour un homme politique de droite de tenir un tel discours. Il y a une pudeur, pour ne pas dire une gêne à droite sur ce sujet. Le premier à avoir manifesté son hostilité à la mention des «racines chrétiennes de l'Europe», c'est Jacques Chirac, dans la lignée du radical-socialisme plutôt que dans celle du gaullisme («Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne», disait le Général) dont il se voulait l'héritier.

Ce rejet des racines chrétiennes est une triste exception française due à notre histoire très conflictuelle et à la rupture de la Révolution française. En Allemagne, Angela Merkel, fille de pasteur, n'hésite pas à employer le langage religieux dans ses discours et plaide pour des «racines chrétiennes de l'Europe».

Nous sommes à la veille des élections européennes. L'Union européenne devrait-elle, selon vous, faire référence à ces «racines chrétiennes de l'Europe»?

Je pense que c'est une évidence. Malheureusement, ce n'est pas la direction que prend l'Europe, noyée dans des préoccupations économiques et technocratiques. Peu d'hommes politiques osent prendre leurs distances avec la prudence mise en place par Jacques Chirac, à part Laurent Wauquiez peut-être qui a affirmé vouloir défendre des racines chrétiennes de l'Europe.

Sans nier les évolutions de l'histoire et la pluralité de nos appartenances, on ne peut ignorer une histoire chrétienne qui a profondément marqué les mentalités, la culture et jusqu'aux paysages de notre pays.

Il y a quelque chose de malsain dans cette amnésie de l'Europe à l'égard de son passé religieux. Quelque chose qui tire son origine de la vision positiviste de l'homme mise en place par les Lumières françaises, qui exclut toute interrogation vers la transcendance. Or, comme le disait Maurice Clavel, «la culture est une option sur l'absolu». Renier les racines chrétiennes de l'Europe, c'est renier la culture européenne.

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Les "fromages" des politiciens ont été oubliés par Valls

21 Avril 2014, 18:10pm

Publié par AF Provence

Olivier Mazerolle a-t-il un grand sens de l'humour? Sûrement, car dans certaines interviews et dans ses écrits, le directeur de la rédaction de "La Provence" montre parfois un humour très froid. En tout cas, jeudi 17 avril, il a fait fort en donnant la "une" et une page intérieure entière à "ce que gagnent nos élus", juste après que Manuel Valls ait annoncé un important tour de vis économique. Les smicards, les retraités et les membres de classes moyennes qui se préparent à vivre des mois et des années difficiles ont pu ainsi avoir le plaisir d'apprendre que Jean-Claude Gaudin gagne mensuellement 8.268,20 euros par mois en tant que maire, et 13.512,15 euros comme sénateur.

Une illustration montre les sommes touchées selon le type d'élu. Bien sûr, les représentants du peuple ont des responsabilités et des tâches à assumer. Mais travaillent-ils vraiment? Harlem Désir, un des eurodéputés les moins assidus, été récompensé de ses absences par un secrétariet d'Etat... aux affaires européennes. D'autre part, pourquoi les indemnités des élus n'ont-elles pas été réduites par le plan Valls? A chacun de participer. Populisme et démagogie simpliste, diront certains. Mais les élus sont à ces places parce qu'ils ont usé de populisme et de démagogie pour se faire élire. Ils doivent rendre des comptes.

  i-elusCliquez sur l'image pour la lire plus facilement.

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"Hosanna": victoire

21 Avril 2014, 12:53pm

Publié par AF Provence

La grossière erreur que contenait l'article de "La Provence" sur la fête des Rameaux à l'église St Michel de Marseille a provoqué, grâce notamment à la mise en garde parue sur le blog (http://0z.fr/iRVZt), le tweet et la page Facebook de l'Action Française-Provence, un recul de la rédaction.

Le quotidien a publié aujourd'hui un entrefilet qui fait mea culpa (terme qui n'est pas employé dans ce journal car les journalistes risquent de ne pas le connaître ni le comprendre).

Cette affaire peut paraître mineure mais elle est très significative de deux choses:

-1: les médias ne connaissent rien à la religion et peuvent publier n'importe quoi

-2: une réaction immédiate est toujours payante. En politique comme en religion, ne laissons rien passer.

 

entrefilet

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Les royalistes à la radio

20 Avril 2014, 18:31pm

Publié par AF Provence

 

France Culture n'étant pas renommée par sa grande ouverture d'esprit en dehors des tenants de la pensée unique, il faut apprécier la diffusion d'une émission fort intéressante sur le royalisme actuel.

Vendredi 18 avril, de 17h à 17h55, dans le cadre de la série "Sur la route" , Julie Gacon a présenté: "Sur la route... des royalistes, de France et de Navarre".

Voici la présentation qui en est faite sur le site de la station, puis l'enregistrement de l'émission.


Ils sont Orléanistes ou légitimistes, supporters de Jean de France ou de Louis-Alphonse de Bourbon, pro ou anti Maurras, de droite ou - plus rarement - de gauche… Si les royalistes de France sont encore divisés par d’historiques querelles, ils s’entendent sur un diagnostic (la République ne peut marcher telle qu’elle a été conçue) et sur une prescription (c’est une monarchie qu’il nous faut). Rencontre avec des fidèles au Roy, dans la cité des sacres et ailleurs...

En plateau :

- Yoann Cardot, étudiant en psychologie, jeune recrue d’Action française

- Pascal Beaucher, secrétaire général de la Nar (Nouvelle action royaliste, mouvement attaché à la monarchie constitutionnelle et marqué à gauche)

- Jean-Paul Gautier, professeur d’histoire, auteur de "La Restauration nationale, un mouvement royaliste sous la Ve République" (Syllepse)

 

  metzger

Pascal Metzger, en Champagne: "Pour éviter les extrêmes, une seule réponse: la réponse royale"

 

 

 

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4835940

 

 

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Pire que la haine

19 Avril 2014, 12:18pm

Publié par AF Provence

Bien plus que la haine contre la religion catholique, ce qui travaille à l'effacement des racines chrétiennes de la France, c'est l'ignorance crasse des médias qui écrivent n'importe quoi quand il s'agit de manifestations religieuses.

Le meilleur et le plus caricatural exemple en est fourni dans "La Provence" de vendredi 18 avril, avec un petit article sur la cérémonie des Rameaux dans la paroisse Saint Michel, à Marseille. Paru en page 9 de l'édition marseillaise, ce texte, qui se veut pourtant sympathique, évoque le chant "Ô ZANA". Visiblement, le journaliste n'a jamais entendu l'orthographe de "HOSANNA". Il est ensuite question de Jésus entrant avec un âne dans "la Jerusalem céleste" alors que cette fête est l'anniversaire de l'arrivée du Christ dans une ville bien concrète.

Au lieu de mettre toujours en avant le laïcisme le plus borné, de nombreux journalistes devraient essayer d'acquérir un minimum de culture religieuse chrétienne.

 

Ô zana

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