La revue "L'ESCRITOIRE", dans son numéro 60 ( été 2006), ouvre un nouveau dossier sur la stratégie des royalistes, introduit par un avant-propos de Michel MASSON qui regrette l'ésotérisme de certains débats royalistes. Présenté par Philippe LALLEMENT, Miche MICHEL présente " L'impératif stratégique", premier volet d'une série de trois études, en rappelant quelques textes importants de Charles MAURRAS.
Le sommaire de cette livraison est copieux:
- "Le libéralisme en questions" par Antoine de CREMIERS.
- La critique de la "Méthode globale" à l'école par Danielle MASSON.
- La suite des "aspects religieux du conflit israélo-palestinien" par Annie LAURENT.
- Etudiant les "sources historiques du politiquement correct", Pierre GOURINARD présente les cas de la question coloniale indochinoise et de l'Algérie de 1958.
- Jacques LERMIGEAUX donne le "Bilan territorial de la Révolution Française".
Avec d'autres articles de philosophie et d'histoire ainsi que des chroniques littéraires, cette revue empêchera vos neurones de se rouiller pendant les vacances.
Le numéro: 6 euros. Abonnement d'essai (4 numéros): 28 euros.
Revue "L'Escritoire": 48 rue Henri Cros - 13300 SALON-DE-PROVENCE
Tel: 04-90-53-27-87 - Courriel: escritoire@wanadoo.fr
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"C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne."
(Cité par B. Stora, Le transfert d'une mémoire, Ed. La découverte, 1999)
"Privée d'un maître, la masse subit les effets de sa turbulence."
(Charles de Gaulle, Le fil de l'épée)
" Maurras a eu tellement raison qu'il en est devenu fou."
(Cité par J.Dumaine, Quay d'Orsay, Ed.Julliard)
" Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi."
(Déclaration à Rober Prigent, ministre de la population, cité par Georgette Elgey, La République des illusions, Ed. Fayard)
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Depuis quelques temps déjà, il est de bon ton dans la presse parisienne et sur les tribunes politiques de dénoncer la monarchie qui régnerait sur la France, et d’en appeler à la République, la « vraie » bien sûr, qu’il s’agirait de restaurer… Plus de deux siècles après l’établissement, un peu brutal, de la Première, qui allait être suivie de quatre autres, nous serions quand même encore en Monarchie, qui plus est en pleine déliquescence…
Je tiens à rappeler quelques points pour éviter ce genre d’abus de langage qui semble désormais n’avoir pour seul objectif que d’empêcher de poser les bonnes questions quant à la nature de l’Etat dans notre pays. Rétablir le juste langage politique, c’est faire œuvre utile pour le débat nécessaire sur les institutions.
Nous sommes bien en République aujourd’hui : même si les intentions du fondateur de la Ve République étaient empreintes d’un esprit monarchique indéniable et qu’il a sans doute pensé, un moment, faire appel au Comte de Paris pour lui succéder et, pourquoi pas, permettre l’instauration d’une Monarchie qui aurait pérennisé les institutions dans ses grandes lignes (c’est une question dont je reparlerai car elle n’est pas négligeable), la forme de l’Etat est républicaine au sens commun du terme, c’est-à-dire, comme la définissait Anatole France, qu’elle se marque par « l’absence de roi ». Dans la France de 2006, le Chef de l’Etat est élu au suffrage universel direct pour une durée, depuis le référendum de 2000, de 5 ans. L’une des grandes différences d’avec la Monarchie royale, c’est justement le mode de désignation de la magistrature suprême de l’Etat, qui est même « la » différence par excellence, car elle touche à l’essence même de l’Etat. Lorsque de Gaulle a décidé, malgré l’opposition des juristes et des « républicains » (on trouve toujours plus républicain que soi : en d’autres temps, Danton, Brissot ou Robespierre en ont fait l’amère expérience, y laissant leur tête au passage…), de proposer l’élection du Chef de l’Etat au suffrage universel (en 1962), il pensait ainsi arracher celui-ci aux jeux partisans : il y voyait « la rencontre d’un homme et du peuple », au-delà de la démocratie représentative incarnée par les parlementaires. Mais, dès la première élection de décembre 1965, cet espoir (cette illusion ?) fut déçu par la mise en ballotage du général, qui en conçut d’ailleurs une forte amertume. Mais ce sont les élections suivantes, après le départ du fondateur de la Ve, qui prouvèrent combien il est vain de vouloir échapper aux jeux partisans dans une démocratie libérale (par opposition à la démocratie totalitaire que j’évoquais dans une précédente note). Au contraire d’une Monarchie héréditaire « à la française », la magistrature suprême de l’Etat se retrouve ainsi la proie des factions et des querelles, parfois plus « personnelles » que vraiment politiques : c’est d’ailleurs le grand drame de la République actuelle, qui voit ainsi la tête de l’Etat soumise à une véritable « migraine » politique, quand deux membres du même gouvernement ne pensent qu’à se livrer une guerre sans merci, sans aucun égard pour les devoirs d’Etat qui sont pourtant les leurs. C’est bien la moins monarchique des règles qui préside à ce combat fratricide…
Cela étant, il faut reconnaître que, au-delà de cette différence fondamentale avec le mode de succession héréditaire de la Monarchie française, la Ve République peut avoir des aspects empruntés à l’histoire et à la pratique capétiennes, ne serait-ce que parce que de Gaulle avait de la légitimité une idée qui n’était pas particulièrement, ou pas seulement, républicaine, et qu’il lui semblait, avec raison, que la France passait avant toute considération politicienne ou électorale : en somme, conscient de la longue Histoire de France et de tout ce qu’elle devait aux Capétiens, il s’est comporté en « régent » soucieux de « ne pas insulter l’avenir » et sa Ve République, surtout sous son règne et malgré sa forme républicaine, apparaît parfois comme « un hommage du vice à la vertu »… Mais ce n’est pas, malgré cela, la Monarchie capétienne, et le képi du général, tout compte fait, n’a pas été remplacé par la couronne fleur-de-lysée.
Ainsi, cette République, aujourd’hui déliquescente et qui donne une si mauvaise image à notre pays, souffre de ses propres principes et de ses pratiques qui oublient les grands adages de la Monarchie, comme, entre autres, « Savoir raison garder » ou « Servir, et non se servir » (formule popularisée au XXe siècle par … de Gaulle…). M. Chirac n’est que la caricature d’un monarque, sa singerie grimaçante : il n’est même pas Louis XVI qui porta sa charge jusqu’au sacrifice suprême parce que c’était son devoir et qu’il ne s’y est pas dérobé, malgré ses maladresses et ses erreurs.
Mais il y a peut-être une similitude avec 1788 : désormais, l’Ancien régime, c’est cette République qui divise les bonnes volontés et décourage les initiatives, cette République bloquée que Bruno Frappat évoquait, il y a déjà dix ans, comme une « démocratie bloquante », faute d’avoir la force et le courage de se réformer. La VIe République (mais pourquoi ne pas passer directement à la VIIe ou à la VIIIe, cela gagnera du temps…) ne résoudra pas la grande question de l’Etat, elle ne sera qu’un pansement sur un jambe de bois.
Il faudra bien, un jour ou l’autre, sortir des préjugés et poser, honnêtement et politiquement, la proposition monarchique comme une alternative possible à la crise récurrente de notre régime politique : il n’est pas dit qu’elle soit immédiatement comprise ni même qu’elle soit en mesure de saisir sa chance au moment opportun, mais il lui faudra courir le risque de l’Histoire et de l’Action si elle ne veut pas devenir un simple fantôme de notre passé.
Vu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin
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Monseigneur le prince Jean de France, duc de Vendôme, fils du Comte de Paris, viendra en Provence du jeudi 20 au dimanche 23 juillet 2006.
Le programme de ce déplacement prévoit notamment:
- jeudi 20 juillet: dîner à Marseille offert par Jean-Claude GAUDIN, sénateur-maire de Marseille.
- vendredi 21 juillet: visite des laboratoires du centre atomique de Cadarache et présentation du projet ITER
- vendredi 21 juillet soir: dîner à Nice en l’honneur du prince Jean, avec diverses personnalités et représentants de la société civile
- samedi 22 juillet: visite des sites de gravures rupestres (du Chalcolithique et de l’âge du Bronze) de la Vallée des Merveilles
- dimanche 23 juillet: messe à l’abbaye de Lérins sur l’île Saint-Honnorat.
Il est possible de s'inscrire pour le dîner du 21 juillet (30 euros par personne) à: ADEVREPAM - Parc de la villa la Côte - 33 bis bd Franck Pilatte - 06300 NICE.
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Jeunes Royalistes de Provence
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Communiqué du 20 juin 2006
:: Grande journée amicale et festive ! ::
Les JRP vous invitent à participer à une grande journée amicale et festive organisée par l'association Di Baus farieu ma capitalo et la Fédération Royaliste Provençale.
Attention: intervenants de grande qualité ! Venez nombreux.

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